La MGEN est en forme dans un environnement instable

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Le groupe mutualiste, qui compte un peu plus de 2,8 millions d'adhérents, a dégagé un bénéfice de 46,2 ME, en augmentation de 23,6 %.

Des comptes excédentaires, un taux de redistribution des cotisations élevé : la MGEN a tenu le cap en 2005, malgré un environnement mouvant. « C'est une année où la MGEN a réalisé ses objectifs fondamentaux », s'est félicité son président, Jean-Michel Laxalt. À la tête de cinq entités (MGEN, Filia, vie, action sanitaire et sociale et centres de santé), le groupe mutualiste, qui compte plus de 2,8 millions d'adhérents pour 1,2 MdE de cotisations et 1,1 MdE de prestations versées, a dégagé un excédent de 46,2 ME (+ 23,6 %). Au 31 décembre, ses fonds propres s'élevaient à 1,9 MdE. Un bilan plutôt flatteur pour la MGEN qui, au cours de l'exercice, a en outre renforcé ses provisions techniques de 50 ME pour atteindre 683 ME pour l'ensemble du groupe. Dans le même temps, le taux de couverture de la marge de solvabilité est de 704 % pour MGEN, de 350 % pour MGEN vie, et de 325 % pour MGEN Filia, sa filiale commune avec la Maif.

Une année de grands bouleversements

Tout cela intervient alors que le groupe oeuvre dans un environnement plutôt instable. Et il est d'autant plus sensible aux évolutions en matière de santé et de protection sociale qu'il est un assureur complémentaire, et qu'il gère également le régime obligatoire de Sécurité sociale des fonctionnaires de l'Éducation nationale, à la faveur d'une délégation de gestion. Or, en 2005 et pour cette année 2006, la MGEN doit faire face à une multitude de changements, qui se résument en quatre points.

Poussée par la réforme et les aides de l'État

Tout d'abord, la réforme de l'assurance maladie et la hausse des dépenses de soins se sont répercutées sur ses comptes. En effet, les cotisations ont augmenté de 4 % l'année dernière et elles devraient encore connaître une croissance du même niveau cette année.

Ensuite, la MGEN, comme toutes les mutuelles de la fonction publique, milite pour le maintien des aides de l'État pour financer la protection sociale complémentaire des fonctionnaires, lesquelles aides ont été sanctionnées par le Conseil d'État et sont dans le collimateur de la Commission européenne. Pour la mutuelle, elles ont représenté une quinzaine de millions d'euros en 2005. Plus délicates encore, ses négociations avec la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) sur le montant à percevoir dans le cadre de sa gestion du régime obligatoire. Le contrat pluriannuel, qui court sur trois ans, est en train d'être renouvelé dans des conditions pour le moins difficiles puisqu'un différend existe pour les exercices 2004 et 2005. La MGEN considère en effet qu'elle a encore 23 ME à recevoir de la Cnam et, dans l'attente du versement, elle a provisionné cette somme dans ses comptes de 2005. Cette comptabilisation l'a amenée à afficher un résultat d'exploitation en baisse de 22,6 %, à 43,5 ME.

Ne pas perdre la gestion de la Sécu des Tos

Enfin, la MGEN se bat pour garder la gestion de la Sécurité sociale du personnel technicien, ouvrier et de service (Tos) des collèges et lycées mise à mal par son transfert vers la fonction publique territoriale. Malgré une pétition de 55 000 noms, elle a du mal à se faire entendre. Cette année encore, Jean-Michel Laxalt devra donc batailler sur plusieurs fronts.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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