Marseille : le Grand Conseil de la Mutualité en cessation de paiement
Mots clés : - centres optiques mutualistes,
- Jean-Paul Benoit ,
- Mutualité française,
- tribunal de grande instance (TGI)
Premier réseau de santé à but non lucratif en Provence, le Grand Conseil de la Mutualité (GCM) va se déclarer officiellement, mardi 8 novembre, en cessation de paiement. Une audience du tribunal de grande instance (TGI) de Marseille va décider ce jour-là de l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire ou d’une liquidation, une perspective redoutée par les 1 200 salariés et les quelque 200 000 usagers accueillis chaque année par GCM. A la tête de 11 centres de santé dans les Bouches-du-Rhône, de centres dentaires, d'optique, de pharmacies et de la clinique de Bonneveine à Marseille, la structure a enregistré un déficit de 4 M€ en 2010 pour un chiffre d’affaires de 80 M€ et prévoit un perte de 4,5 M€ cette année. Une manifestation de soutien est prévue devant la préfecture, toujours le 8 novembre prochain, pour réclamer une intervention de l’Etat et des collectivités territoriales.
Un projet alternatif des syndicats
Sandra Cammilleri-Allais, la présidente du GCM, assure cependant que les centres de santé ne fermeront pas et qu’aucun licenciement n’est à l’ordre du jour. La clinique de Bonneveine, en revanche, devrait être cédée à un repreneur à but non lucratif. Accusée de n’avoir pas tout mis en œuvre depuis un an pour répondre à « l’urgence économique » par Dominique Eddi, secrétaire du syndicat des médecins du GCM, qui soupçonne aussi la Mutualité de « vouloir se désengager de cette offre de santé », la direction de GCM demande aux médecins généralistes d’augmenter leur productivité, en réalisant 6 000 consultations par an au lieu des 4 000 actuellement, « pour couvrir les charges ». Les syndicats du GCM considèrent, pour leur part, que la structure est « viable ». Ils affirment préparer un « projet alternatif » impliquant les collectivités territoriales dans le financement des centres et sollicitent l’intervention du préfet de Région. Pour Jean-Paul Benoit, président de la Mutualité Française PACA et vice-président des Mutuelles de France, « Si les centres de santé sont remis en cause, nous assisterons dans les prochains mois à une explosion de la fréquentation des urgences. Tout le monde doit prendre ses responsabilités. » (de notre correspondant régional)







