Assurance santé : la GMF ne répercutera pas la taxe de 3,5%
Mots clés : - GMF,
- Fédération nationale de la mutualité française (FNMF),
- complémentaire santé,
- Étienne Caniard,
- Taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA)
Thierry Derez
La GMF vient d’annoncer, par communiqué, qu’elle avait décidé « de ne pas répercuter dans ses tarifs la hausse de 3,5 points de la taxe sur les complémentaires santé » et cela « afin de ne pas alourdir le budget santé de ses assurés ». Cette décision concernera tous les contrats, actuels ou nouveaux. Le portefeuille santé de la GMF est relativement réduit puisqu’elle ne s’est lancée dans cette activité que depuis juin 2010. Ses dirigeants annonçaient, au printemps dernier, 20 000 contrats vendus après dix mois de commercialisation. Autant dire que la mesure ne devrait pas trop peser sur les comptes de la mutuelle d'assurance, adhérente au Gema, qui affichait pour l'année dernière un résultat net de 231 M€.
Polémique entre la Mutualité et le gouvernement
Mais cette annonce devrait avoir un impact politique beaucoup plus retentissant. Elle arrive en pleine polémique entre la Mutualité française et le gouvernement. La secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra, a appelé les mutuelles à ne pas répercuter la hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), en expliquant : « Les mutuelles font des marges. Ce ne sont pas des entreprises comme les autres. » Et ce alors que le président de la FNMF, Etienne Caniard, ne cesse d’expliquer que les organismes mutualistes n’auront pas d’autre choix que d’appliquer cette nouvelle hausse à leurs adhérents.
Bref, la décision de la GMF va totalement à l’encontre du discours de la Mutualité française et elle devrait contrarier encore un peu plus «ses cousines» de la Mutualité fonction publique, qui n’avaient déjà pas forcément goûté son arrivée sur le terrain de la santé.









