Covéa AIS industrialise les plateformes de « dégrêlage »

Par - Publié le

,

,

,

,

,

,

Face à la récurrence des orages de grêles et la nécessité de mieux prendre en charge les assurés automobiles, Covéa AIS - le pôle dédié à la gestion de sinistres de Maaf, MMA et GMF - a ouvert, en 2016, six plateformes de débosselage.

Covéa AIS veut optimiser son service de gestion de sinistres via des plateformes dédiées en cas de grêle localisée
Covéa AIS veut optimiser son service de gestion de sinistres via des plateformes dédiées en cas de grêle localisée

Le débosselage sans peinture pour dégrêler rapidement et efficacement un véhicule n'est pas nouveau. La technique a même largement fait ses preuves, notamment auprès de Covéa (Maaf, MMA, GMF) qui travaille avec Safra, un pool de débosseleurs, depuis 2013. Mais face aux épisodes climatiques violents, dont la grêle, et plus nombreux qui ont abîmé nombre de véhicules en 2016, le groupe d'assurance s'est trouvé confronté, plus que de coutume, à une suractivité dans certaines zones géographiques à la même période.

Covéa AIS (assistance, indemnisation service), le pôle dédié à la gestion de 4 millions de sinistres par an et 4 200 réparateurs agréés de l'assureur, vient donc d'entreprendre de systématiser l'ouverture de plateformes de «dégrêlage» en faisant appel, en sus de Safra, à la société Dentwizard-Dentmaster. Ce spécialiste historique propose, en effet, un nouveau service clé en main et en marque blanche baptisé Alerte Grêle qui assure la prise en charge totale du sinistré automobile.

Essayer de diviser le temps d'intervention par deux

« Nos carrossiers ne peuvent pas absorber le flux que nous leur envoyons, nous avons donc opté pour un déploiement massif et industrialisé de plateformes temporaires qui nous permettent, jusqu'à 6 à 8 ouvertures possibles par an, de raccourcir les délais de moitié », explique David Thevenot, responsable service technique automobile de Covéa AIS. Sans plateforme, le délai d'attente pour la remise en état d'une voiture chez le carrossier local, assailli, peut atteindre jusque 2 ans.

Saint-Nazaire (sur la photo), Saint-Quentin, Compiègne, Vichy, Saint-Priest et, le 17 août dernier, Castelnau-le-Lez ont ainsi vu se construire en un temps record des structures temporaires au seul service des assurés. « Nous les implantons dans des structures autonomes ou chez nos carrossiers », précise David Thevenot qui se souvient qu'en 2013, lors de l'épisode de grêle intense qui s'était abattu sur Paris, trois plateformes avaient été ouvertes et « il aurait fallu en mettre au moins 6 en place ». D'où ce partenariat complémentaire avec Dentwizard-Dentmaster pour faire face.

Service premiuM pour le sinistré

L'assureur, en revanche, ne signale pas d'économie substantielle de sa charge sinistre du fait de ces plateformes (ndlr : à priori, 20% en moyenne).« C'est économiquement rentable, mais la réduction réelle des coûts reste la partie la plus nébuleuse. Ce n'est pas le but premier », reconnaît le responsable service technique automobile de Covéa AIS. La pratique, en tout cas, pourrait bien faire florès dans le secteur... « Avant, nous étions appelés par le carrossier en sous-traitance, aujourd'hui, nous devenons le bras armé des assureurs avec un service structuré de A à Z qui va de l'implantation de la plateforme éphémère à l'organisation des journées d'expertise et évidemment la remise en état et le reporting du nombre de véhicules débosselés », explique Alexandre Sabet d'Acre, dirigeant de Dentwizard- Dentmaster qui travaille aussi pour Macif, également précurseur sur ce sujet avec des plateformes, cette année, à Compiègne et Noyon, notamment.

Le besoin d'améliorer la satisfaction de l'assuré fait éminemment partie du cahier des charges. « Nous sommes dans l’obligation de rendre un service premium, nous accordons beaucoup d’importance à l’accueil, nous prenons soin du client qui est très demandeur d’explications et d’une solution rapide et efficace étant donné qu’il a subi des désagréments auquel il n’est pas habitué. Ainsi dans notre processus le client comprend parfaitement et se sent rassuré », insiste le prestataire qui débossèle jusque 400 véhicules par plateforme.



Effectuer une autre recherche

Rechercher