Maif se réattaque au marché de la plaisance

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Trop discret sur le segment de l’assurance navigation-plaisance, pourtant couverte depuis 1998, la mutuelle niortaise fait un retour en force à l’occasion du salon Nautique de Paris avec une nouvelle offre, un nouveau service et un nouvel ambassadeur.

Jean Galfione, nouvel ambassadeur Maif avec Dominique Mahé, président de la mutuelle le 5 décembre 2017 au salon nautique.
Jean Galfione, nouvel ambassadeur Maif avec Dominique Mahé, président de la mutuelle le 5 décembre 2017 au salon nautique.

Le salon nautique bat son plein à Paris-Expo Porte de Versailles et, parmi la dizaine d’exposants issus de l’assurance (Macif, Axa Plaisance,…) un nouveau venu attire l’attention : Maif. Pour sa première apparition dans les allées de cette grand-messe parisienne du nautisme (faisant suite à une première incursion remarquée au salon du Grand Pavois de la Rochelle en septembre 2016), la mutuelle niortaise déborde d’ambitions. Plutôt discrète depuis 1998 – date de création de son offre d’assurance plaisance - Maif orchestre une profonde rénovation avec à la clé : plus de modularité, plus de garanties et plus de services pour les plaisanciers et notamment, une équipe de souscription dédiée de 10 collaborateurs. Ils complètent l’équipe déjà dédiée aux assurés plaisanciers en gestion de sinistres sur le plateau de Rennes. Si le segment reste marginal (35 000 contrats en portefeuille) au sein du groupe, il est porteur.

Assurance bateau Nautis

« La Maif fait partie des acteurs du monde de la voile, c’est une petite famille », explique Christelle Malard, conseillère assurance plaisance de Maif qui séduit 65% de propriétaires de bateaux à moteur et 35% de navigateurs de voiliers. L’offre proposée, lancée en mars dernier, s’appelle toujours assurance bateau Nautis et veille à la protection des personnes (décès, frais de recherche et de sauvetage, RC, incapacité…) et des biens (bateau et accessoires pour le vol, événement climatique, incendie, chavirement…) et l’assistance, mais y ajoute des garanties liées à l’usage. « L’assuré peut louer son bateau à un tiers en étant couvert », précise Christelle Malard. Un clin d’œil à la start-up Samboat de location de bateaux entre particuliers dont la mutuelle est actionnaire (et qui expose sur le stand adjacent). La tarification a, enfin, été revue avec une prime moyenne aujourd’hui évaluée à 260€ par an. « La formule vieillissait face aux produits des concurrents », confie-t-elle.

Des services et un coût à l’usage

Autre lancement afférent au contrat : le portail www.navigation-accompagnee.fr. Ce service gratuit met en relation des plaisanciers, novices ou expérimentés, pour co-naviguer. « Nous l’avons imaginé en organisant des séances de co-construction avec nos sociétaires », raconte Christelle Malard qui a porté le projet. Ce site Internet responsive vise, dans une logique collaborative chère à Maif, les 9 millions de français qui pratiquent occasionnellement une activité de loisir nautique et les 4 millions de plaisanciers dont cette activité constitue une passion.

Jean Galfione, nouvel ambassadeur

Enfin, pour incarner ce renouveau, Maif a choisi l’ancien champion olympique de saut à la perche Jean Galfione, devenu skipper professionnel. « Quand j’ai voulu me reconvertir, il y a 15 ans, un ami navigateur m’a dit de louer un bateau et de partir… Mon parcours prouve que c’est une passion accessible et qui se partage. Aussi je souscris pleinement au service de cette nouvelle plateforme car le plus dur, c’est de constituer un équipage », déclare le nouvel ambassadeur pour l’année à venir. « Nos valeurs font écho à celles de Jean Galfione et nous avons prévu en interne comme en représentation externe, plusieurs actions en 2018 », ajoute Dominique Mahé, président de Maif qui a signé, le 5 décembre 2017, le contrat d’image avec l’ancien perchiste sur le salon nautique.

Et ce n'est pas tout. En 2018, Maif entend perfectionner plus avant son produit d’assurance en mettant en place une formule hiver/été, adaptée à l’utilisation du bateau. Une couverture « hivernage » constituerait ainsi un socle sur lequel viendraient se greffer des garanties correspondant aux sorties en mer, les beaux jours venus.

 

 


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