REAVIE 2017

Complémentaire santé : des critères de choix communs pour les entreprises et les salariés

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Le groupe mutualiste Aesio s’est associé à l’institut Harris Interactive pour sonder les attentes des dirigeants et salariés quant à leur protection sociale, notamment à travers le prisme de la complémentaire santé.

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La réforme de la généralisation de la complémentaire santé a, en partie, fait de la protection sociale un sujet croissant de discussions au sein des entreprises ces dernières années. Mais quelles sont leurs attentes et espérances précises dans le domaine ? Le groupe Aesio, constitué des mutuelles Adréa, Apreva et Eovi MCD, s’est associé à Harris Interactive pour les détailler.

Préalablement, deux-tiers des décideurs et trois-quarts des représentants du personnel interrogés dans le cadre de cette étude* envisagent désormais la protection sociale non plus comme une contrainte mais comme un levier d’attractivité et de fidélisation. Cette étude place toutefois le focus sur les ETI et les entreprises de grande taille, là où l’enjeu de la réforme de la généralisation impactait notamment les TPE/PME. « Nous ne considérons plus cela comme des charges, mais comme un investissement social », souligne un directeur des ressources humaines interrogé.

Une fois ce constat posé, quels choix amènent les entreprises et les salariés à se pencher sur telle ou telle offre de complémentaire santé, maintenant que les clauses de désignation sont (presque) un lointain souvenir ? L’étude Aesio/Harris Interactive distingue trois types de critères de choix communs aux décideurs et aux salariés.

La prévention devient un critère essentiel

Premier niveau commun, qualifiable de fondamentaux : les organismes assureurs doivent être « solides financièrement » et « réactifs » quant aux remboursements et autres demandes de réponses. Mais la mise en avant de la prévention santé fait désormais partie de cette première catégorie, plébiscité par 94% des décideurs et 92% des prescripteurs interrogés.

Second niveau : celui de la différenciation, eu égard à la standardisation des garanties poussée à la fois par l’ANI et les nouveaux contrats responsables. Les décideurs demandent à être soulagées sur le plan administratif grâce à la gestion des contrats (97% d’occurrences) et à un suivi en direct avec les salariés (95% d’occurrences). La demande de personnalisation des offres et conseils va, assez, logiquement, crescendo avec la taille de l’entreprise.

Des challenges immenses

Dernier niveau identifié : les critères de choix émergents. Sont valorisées par l’ensemble des parties en jeu, la prise en compte des évolutions de la société (allongement de la vie, problématiques familiales) ainsi que de celles du travail, du développement du télétravail à l’essor des nouvelles formes de travail indépendant (auto- et micro-entrepreneurs, slasheurs…).

En pratique, le challenge est aujourd'hui de taille : 13% des entreprises interrogées se considèrent ainsi « très bien informées » quant aux nouveaux enjeux de la protection sociale liés aux évolutions sociétales. Chantier tout aussi important quant à la lisibilité des offres de complémentaire santé : 8% des décideurs se considèrent comme très bien informés, contre 43% mal informés…

* Méthodologie : enquête menée par Harris Interactive du 10 au 28 avril 2017 en trois temps : recueil réalisé par téléphone auprès d’échantillons nationaux représentatifs de 110 décideurs (DRH/DAF) et 80 représentants du personnel d’entreprises de plus de 250 salariés, recueil réalisé par téléphone auprès de 60 prescripteurs (30 courtiers / 30 cabinets d’expertise comptable) sur tout le territoire national et recueil réalisé on line auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 salariés français.

 



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