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Mutuelles étudiantes : la nouvelle charge de la Fage

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La fédération des associations générales étudiantes (Fage) dénonce la hausse des frais de complémentaire santé à l’occasion de son rapport annuel sur le coût de la rentrée – rappelant par la même son opposition aux mutuelles dites étudiantes.

Il n’y a pas que le régime social des indépendants (RSI) qui soit en sursis : la suppression des mutuelles dites étudiantes est également au menu de la feuille de route de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

Et c’est le coût de ces mutuelles étudiantes qui est, à nouveau, dénoncé par la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), désormais premier syndicat étudiant. La Fage, favorable de longue date à la remise en question de cette spécificité, dénonce la hausse des frais de complémentaire santé dans le budget des étudiants, à l’occasion de la publication de son 15e rapport annuel sur le coût de la rentrée.

Les frais de la rentrée universitaire augmentent ainsi, selon cette étude, de 2,36% pour l’année 2017 – soit un total de plus de 1 262 euros. Mais un poste de coût est particulièrement visé : les frais de complémentaire santé, en hausse de 8,73% selon ce rapport (et même +9,13% en province). Bien loin du niveau de l’inflation, s’élevant pour 2017 à 0,7% selon l’Insee.

Fin du chemin pour les mutuelles étudiantes ?

« Les mutuelles étudiantes jouent sur les méconnaissances des étudiants pour leur vendre des complémentaires », a dénoncé le président de la Fage Jimmy Losfeld. La Fage est de longue date opposée aux mutuelles étudiantes, dénonçant régulièrement ses dysfonctionnements – notamment dans le cadre d’un appel à témoignages mené en 2014 avec l’association UFC-Que Choisir. « Ces mutuelles jouent bien souvent sur la méconnaissance des néo-bacheliers d’un système complexe pour leur vendre à leur insu ou par insistance, des produits de complémentaire en dehors du régime obligatoire », ajoute-t-il.

La Fage est ainsi favorable à la réintégration des étudiants au sein du régime général de la Sécurité sociale, promesse de campagne d’Emmanuel Macron. La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, a d’ailleurs rappelés sur l’antenne de France Info ce jeudi 24 août qu’à la rentrée 2018, « la cotisation (NDLR : complémentaire santé) qu'ils ont actuellement pourrait être diminuée. Les étudiants pourraient bénéficier, par exemple, du régime général de la Sécurité sociale ».

Les mutuelles étudiantes, que ce soit le réseau de mutuelles étudiantes régionales emeVia ou la LMDE, reprise en main par la Cnamts et la mutuelle Intériale, espèrent toutefois changer la donne, mettant en avant l’amélioration de leurs performances ces dernières années. Le président d'emeVia Ahmed Hegazy a d'ailleurs rapidement dénoncé les conclusions de cette étude : « Le combat idéologique de la Fage contre les mutuelles étudiantes ne justifie en rien l’orchestration de buzz médiatiques à coups de fake news pour induire en erreur les étudiants et les journalistes ».


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