PLFSS 2018 : réactions contrastées du monde mutualiste

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Si la Mutualité Française salue certaines mesures contenues dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, l’augmentation de deux euros du forfait hospitalier déplaît autant à la FNMF qu’à la Fnim.

« Les réformes structurelles dont notre système de santé et de protection sociale a besoin attendent toujours », a souligné le président de la FNMF Thierry Beaudet à l’occasion des Journées de rentrée de la Mutualité française, tenues cette semaine à Nancy.
« Les réformes structurelles dont notre système de santé et de protection sociale a besoin attendent toujours », a souligné le président de la FNMF Thierry Beaudet à l’occasion des Journées de rentrée de la Mutualité française, tenues cette semaine à Nancy.
FNMF / N. Mergui

Les ministres Agnès Buzyn et Gérald Darmanin ont annoncé ce jeudi 29 septembre 2017 les grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018. Parmi les mesures les plus emblématiques, les modalités de suppression du régime social des indépendants (RSI) et de sa réintégration au sein du régime général de Sécurité sociale, la hausse de deux euros du forfait hospitalier (de 18 à 20 euros) ou encore le focus porté sur la prévention, avaient été progressivement révélés préalablement à la présentation de ce PLFSS.

Craintes autour du forfait hospitalier

Cette hausse du forfait hospitalier a été justifiée par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn par le rattrapage de l’inflation, sa dernière revalorisation datant de 2010. Ce forfait, obligatoirement remboursé par les organismes complémentaires santé (un des périmètres des contrats responsables), devraient représenter pour les complémentaires une charge de 200 millions d’euros. « Les mutuelles ont probablement un peu de marge », a poursuivi la ministre.

Une annonce qui souligne, pour la Fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim), « le peu de considération de la ministre à l’égard des complémentaires santé ». Cette augmentation, qualifiée par la Fnim de « vieille recette », ne rencontre pas d’écho plus favorable du côté de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF). Cette annonce, « décidée une nouvelle fois sans concertation », représente un coût qui s’ajoutera à d’autres – les effets des négociations conventionnelles avec les médecins et les pharmaciens. « La facture s'élève déjà à plus de 400 millions d'euros pour 2018 », rappelle la FNMF.

Bientôt la fin des OC avec le RSI

La Mutualité Française regrette également la sentence, « totalement injustifiée », rendue pour l’avenir des organismes conventionnés avec le RSI – la Ram (réunion des assureurs mutualistes), du côté des assureurs, et de l'autre, une vingtaine de mutuelles en voie d’organisation autour de deux groupements. Mais le RSI comme les mutualistes ne s’avéraient, dans les colonnes de l’Argus, guère optimistes quant à ce verdict alors même que l’éclatement des missions actuelles du RSI entre les différentes branches du régime général (maladie, vieillesse et recouvrement) était inéluctable…

La FNMF ne dresse toutefois pas un bilan intégralement négatif de ce PLFSS. La trajectoire de retour à l’équilibre de la Sécurité sociale « va dans le bon sens », tandis que la généralisation de la vaccination et l’augmentation du prix du tabac sont saluées. « Les réformes structurelles dont notre système de santé et de protection sociale a besoin attendent toujours », a toutefois souligné le président de la FNMF Thierry Beaudet à l’occasion des Journées de rentrée de la Mutualité française, tenues cette semaine à Nancy.



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