Prévoyance : plus de risques couverts en collective, mais un taux de couverture stable

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La 12e édition du baromètre du CTip, menée avec le Crédoc, souligne une hausse du nombre de risques couverts en prévoyance collective, bien que le taux de couverture global n’évolue guère depuis plusieurs années.

Situation quelque peu paradoxale sur le champ de la prévoyance collective. La 12e édition du baromètre du CTip (Centre technique des institutions de prévoyance), menée avec le Crédoc, note une amélioration globale du niveau de couverture des offres de prévoyance collective sans toutefois, qu’au niveau global, cela se traduise par une amélioration marquante du taux de couverture.

Ainsi, 86% des salariés bénéficient aujourd’hui d’au moins une garantie de prévoyance : c’est certes quatre points de plus qu’en 2015, mais seulement un de plus qu’en 2013. Tendance identique concernant les entreprises : d’un taux de couverture de 86% en 2013, il est passé à 85% en 2015 et 84% aujourd’hui.

Mais le principal enseignement n’est pas là. Les couvertures prévoyance des salariés sont de plus en plus multirisques, avec des évolutions marquantes depuis 2013 : 6 points de couverture de plus concernant les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail (79%), 15 points pour le capital aux ayants droit en cas de décès (63%), 14 points pour la rente invalidité (61%), 13 points pour la rente pour le conjoint (46%)…

Désaffection de la dépendance

Explication majeure de cette amélioration générale : les accords de branche. Un quart des entreprises interrogées a en effet modifié son régime de prévoyance au cours des douze derniers mois, en parallèle ou en complément d’une renégociation sur la complémentaire santé suite à la réforme de la généralisation. Il ne faut toutefois pas négliger, côté salariés, l’intérêt financier de la manœuvre : si 19% des salariés bénéficiaires de garanties de prévoyance y voyaient d’abord en 2013 « un ‘plus’ payé en grande partie par l’entreprise », cette proportion est désormais de 44%...

Dans ce panorama, le risque dépendance constitue toutefois une exception. Si 68% des salariés interrogés en 2013 se sentaient concernés, ils ne sont plus que 43% aujourd’hui. « Le sujet du vieillissement de la population a perdu de son côté prioritaire ces dernières années », note Régis Bigot du Crédoc. « D’autres sujets ont pris sa place dans l’esprit des citoyens : la cohésion sociale, l’immigration… ». Un sujet qui n’a pas plus d’appétence du côté des entreprises, puisque seules 25% d’entre elles sont favorables à la mise en place d’une telle garantie…



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