Santé : des inquiétudes croissantes sur le reste à charge

Par - Publié le

,

La Mutualité française, dans le cadre de son nouvel observatoire Place de la Santé, s’est intéressée aux attentes et inquiétudes des assurés quant aux restes à charge. Avec de fortes attentes vis-à-vis de l’exécutif.

L’enjeu des restes à charge en santé est l’un des principaux chantiers de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Emmanuel Macron met ainsi en avant, d’abord comme candidat à la présidentielle puis en tant que président, son intention de réduire à zéro le reste à charge sur l’optique, le dentaire et l’audioprothèse – trois postes où les dépenses à la charge des Français sont importantes.

Mais au-delà de ces trois postes de soins, la question du reste à charge prise dans sa globalité reste un sujet d’inquiétude pour les Français. C’est le sentiment qui ressort de l’étude commandée à Harris Interactive* par la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF) dans le cadre du lancement de « Place de la Santé – L’Observatoire ».

Inquiétudes présentes... et futures

66% de l’échantillon interrogé considère ainsi que son reste à charge a augmenté ces cinq dernières années, contre seulement 9% estimant l’inverse. La réalité est plus contrastée : en euros courants, sur la période 2010-2015, le reste à charge a en effet augmenté de 2%... et les dépenses de santé par habitant de 9%. La part de la CSBM (consommation de biens et services médicaux) à la charge des ménages diminue donc, là où celle des complémentaires santé se stabilise autour de 13,5%.

Quels postes de dépenses suscitent le plus de crispations quant au reste à charge ? Sans surprise, l’optique et le dentaire concentrent le plus de craintes (69 et 68% de l’échantillon interrogé les évoquent), là où les prothèses auditives ne recueillent que 22% d’occurrences – elles concernent toutefois moins d’assurés. Autres postes d’inquiétude : les consultations chez un spécialiste et les médicaments, cités par 60% des Français interrogés.

L’inquiétude des assurés est donc présente, mais également future : 74% de l’échantillon estime que leur reste à charge augmentera dans les années à venir (81% chez les plus de 50 ans), 8% estimant le contraire. L’application de la promesse du « zéro reste à charge » sera donc stratégique pour l’exécutif…

* Méthodologie : enquête réalisée en ligne du 31 août au 7 septembre 2017 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, avec application de la méthode des quotas et redressement.



Effectuer une autre recherche

Rechercher