Parité dans l'assurance : qui sont les bons élèves du secteur ?

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A l’occasion de la 5e édition des trophées de la femme dans l’assurance, L’Argus de l’assurance a collecté les taux de féminisation des conseils d’administration et des comités de direction parmi les 20 principaux acteurs du marché français. Si le secteur fait office de bon élève en matière de représentation des femmes dans les CA, des efforts sont toutefois à intensifier au sein des Comex.

En France, les sociétés cotées ont donné un véritable coup d’accélérateur en la matière. Les entreprises du SBF 120 affichent à fin 2016 un taux de féminisation moyen de 38% de leurs conseils d’administration ou de surveil­lance, contre 33,3?% en 2015.
En France, les sociétés cotées ont donné un véritable coup d’accélérateur en la matière. Les entreprises du SBF 120 affichent à fin 2016 un taux de féminisation moyen de 38% de leurs conseils d’administration ou de surveil­lance, contre 33,3?% en 2015.
SIphotography/Getty Images/iStockphoto

La féminisation des conseils d’administration est en marche. En France, les sociétés cotées ont donné un véritable coup d’accélérateur en la matière. Les entreprises du SBF 120 affichent à fin 2016 un taux de féminisation moyen de 38% de leurs conseils d’administration ou de surveil­lance, contre 33,3 % en 2015.

Dans le palmarès des bons élèves figurent notamment Gecina, CNP Assurances (44,4 %), Engie, L’Oréal, Sodexo mais aussi Axa (43,7 %). « Des secteurs d’activité sont plus propices à intégrer des femmes dans leur conseil d’administration : l’assurance, la banque et la publicité. A contrario, les sociétés infor­matique, l’industrie et le transport accusent un profond retard dans l’intégration des femmes », constate Laurent Tylski, directeur géné­ral d’Acteo Consulting, spécialisé dans le coaching de dirigeants.

CNP, Axa et Harmonie dans le trio de tête

D'après les informations compilées par L'Argus de l'assurance, la majorité des groupes d’assurance du Top 20 France, tous seg­ments de marchés confondus, affichent un taux de féminisation d’environ 30 % de leurs conseils d’administration. Si CNP, Axa et Harmonie Mutuelle trustent le podium, a contrario, Covéa, Société générale, BNP Paribas Cardif et Crédit mutuel ferment respectivement la marche.

Ces statistiques globalement promet­teuses dans l’assurance ne sont pas stimulées par le seul élan d’éthique en faveur de la parité hommes-femmes. Elles tiennent aussi aux règles fixées par le législateur. Et pour cause : depuis 2011, en France, la loi Copé-Zimmerman oblige les entreprises de 500 salariés et plus, dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 50 M€, à avoir, à l’issue des assemblées générales de 2017, au minimum 40% de femmes au sein de leur CA. Sans quoi les nouvelles nominations masculines sont annulées et les jetons de présence suspendus. Un seuil de 40% imposé également de façon explicite aux institutions de prévoyance par le décret de transposition de Solvabilité 2 dans le droit français et applicable depuis le 1er janvier 2016. Seules les mutuelles santé bénéficient d’un délai supplémentaire depuis une ordonnance du 31 juillet 2015. Elles devront se conformer à cet objectif de 40 % à partir du 1er janvier 2021, date de la mise en œuvre de l’article. Et encore… le texte institue une dérogation en exigeant un minimum de 25 % de femmes à horizon du 1er janvier 2024 !

Encore des efforts dans les Comex

A contrario, ce satisfecit ne doit pas occulter le retard à combler au niveau des organes exécutifs. La preuve : un peu plus de la moitié du Top 20 France totalise un taux de féminisation inférieur à 20 %. Pire, selon les données de l’ACPR fournies à L’Argus, à peine 15 % des dirigeants effectifs (les « deux paires d’yeux ») sont des femmes, soit 227 sur 1 504.

Source : Rapports annuels sociétés, nombre d'administrateurs, hors censeurs et secrétaires.



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