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Présidentielle 2017 : Emmanuel Macron veut réformer la sécurité sociale étudiante

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Le candidat d’En Marche ! explique vouloir confier la gestion du régime d’assurance maladie obligatoire des étudiants à la CNAMTS.

Emmanuel Macron voit dans la sécurité sociale des étudiants une
Emmanuel Macron voit dans la sécurité sociale des étudiants une "exception française, inefficace et dispendieuse".
Nathanaël Mergui / FNMF

Emmanuel Macron s’attaque un par un aux régimes spéciaux d’assurance maladie. Après s’être, comme d’autres candidats à l’élection présidentielle (23 avril – 7 mai 2017), prononcé en faveur d’une suppression du Régime social des indépendants (RSI) avec réintégration au régime général, il a effectué ce week-end une annonce similaire concernant la sécurité sociale des étudiants.

Le candidat d’En Marche ! veut en effet mettre un terme à cette spécificité, «cette exception française, inefficace et dispendieuse» souligne-t-il dans un communiqué. Emmanuel Macron rappelle le récent épisode de turbulences rencontrées par LMDE, désormais substituée sur la part obligatoire par l’Assurance maladie et sur la part complémentaire par la mutuelle Intériale - sans oublier le partenariat en dommages avec Axa.

Annonce saluée par la Fage

Il veut désormais aller plus loin en confiant à la CNAMTS (caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) l’intégralité de la gestion du régime d’assurance maladie obligatoire de l’ensemble des étudiants, lorsqu’ils ne sont pas rattachés à la sécurité sociale de leurs parents.

«En contrepartie des économies générées par cette réforme, et comme ce fut le cas lors de la reprise en gestion des affiliés de LMDE par la CNAM, les personnels des mutuelles régionales pourront être repris par celle-ci à la hauteur des besoins générés par ce transfert» souligne également le candidat. Une suppression des mutuelles étudiantes notamment saluée par la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), désormais première organisation représentative des étudiants devant l’Unef.

Interprétation forcément différente pour le réseau de mutuelles étudiantes emeVia, qui voit dans cette proposition une «prise de position électoraliste» et une promesse «démagogique». Et l'union mutualiste (Smeba, Smereb, Smeno, Vittavi...) de souligner une certaine incohérence dans l'entourage du candidat d'En Marche ! : «lors d’un rendez-vous le 24 février dernier avec Astrid Panosyan, conseillère santé auprès du candidat, cette dernière avait félicité les mutuelles du réseau emeVia pour la qualité de service qu’elles offrent aux étudiants, ainsi que pour leur efficience économique et leur rôle clé dans la prévention auprès des étudiants. Elle écartait ainsi clairement l’idée de remettre en cause le régime étudiant de sécurité sociale»...


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