Présidentielle 2017 : les propositions des candidats sur la sécurité routière

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Si la majorité des postulants à la plus haute fonction de l'Etat plaide pour une prise en charge publique du permis de conduire, ils sont divisés sur la généralisation de l’éthylotest anti-démarrage.

L’année 2016 a été marquée par une nouvelle hausse de la mortalité routière, avec 3469 décès provoqués par des accidents de la route. Pour parvenir à l’objectif fixé par Bruxelles de diviser par 2 le nombre de morts sur les routes d’ici 2020, la politique de sécurité routière va devoir se muscler. L’Association Prévention Routière a consulté les 11 candidats à la présidentielle et a été reçue par les équipes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron.

Tous les prétendants à l’Elysée s’accordent sur l’objectif « zéro enfant tué sur les routes », qui nécessite un renforcement du continuum éducatif, l’importance de la prévention, notamment dans les  zones rurales en soutenant les associations par la mise à disposition de locaux ou de moyens financiers, le droit à la déconnexion des salariés lors de leurs trajets professionnels ou encore l’ouverture d’un débat sur les nouveaux risques liés aux voitures autonomes.

Le Pen et Mélenchon pour l'ethylotest anti-démarrage

Une majorité de candidats plaide, en outre, pour une prise en charge de l’examen du permis de conduire par les pouvoirs publics, soit dans le cadre de la scolarité, soit par le biais d’un service civique ou citoyen. En revanche, un certain nombre de mesures les divise, notamment la généralisation de l’éthytolest anti-démarrage, recommandée par l’Association Prévention Routière. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou y sont favorables tandis que les autres candidats expriment des réserves. Emmanuel Macron souhaite d’abord approfondir la réflexion avec l’industrie automobile afin de simplifier sa mise en œuvre. Benoît Hamon considère que les dispositifs existants "vont dans le bon sens".

Macron pour des radars nouvelle génération

Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan proposent de développer le ferroutage ou « transport combiné », consistant à placer des camions sur des trains afin de désengorger les autoroutes. Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou proposent d’imposer des limites de vitesse dès la construction des véhicules et Emmanuel Macron de continuer le "déploiement de radars avec de nouvelles fonctionnalités ». Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan se démarquent en souhaitant assouplir les sanctions pour les petits excès de vitesse (inférieurs à 10 km/h).

Enfin, concernant la conduite de la politique de sécurité routière, François Fillon souhaite maintenir le Conseil national de la Sécurité Routière, créé en 2000 afin de rassembler les parties prenantes dont les assureurs pour qu’elles formulent des propositions au gouvernement. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon souhaitent eux renforcer le « pilotage interministériel » de la politique de sécurité routière.



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