Prévention routière : gare au diabète !

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L'association Prévention routière qui sensibilise actuellement les diabétiques aux risques, sous-estimés, qu'ils encourent au volant de leur véhicule s'oppose, sur le plan de la santé, à l'amendement visant à assouplir les dispositions de la loi Evin.

Les diabétiques ont une fréquence d'utilisation de leur voiture proche de la population générale

Reference photo : P12104069

Date de production : 08.2012

Titre du reportage : CITROEN DS3 CABRIO 

Legende : Jeune femme au volant d'une Citroen DS3 Cabrio, de nuit

Mots-cles : NUIT /  TOIT OUVRANT /  FEMME /  CONDUCTEUR /  VILLE 

Marque/Modele : CITROEN DS3 CABRIO 

Nom Prenom : 

Lieu : 

Copyright : CITROEN Communication

Photographe : DMKC PUB Editions

Droits : libre de droits hors publicite
Les diabétiques ont une fréquence d'utilisation de leur voiture proche de la population générale Reference photo : P12104069 Date de production : 08.2012 Titre du reportage : CITROEN DS3 CABRIO Legende : Jeune femme au volant d'une Citroen DS3 Cabrio, de nuit Mots-cles : NUIT / TOIT OUVRANT / FEMME / CONDUCTEUR / VILLE Marque/Modele : CITROEN DS3 CABRIO Nom Prenom : Lieu : Copyright : CITROEN Communication Photographe : DMKC PUB Editions Droits : libre de droits hors publicite
© Citroën Communication

A la veille de la journée mondiale du diabète qui se tiendra le 14 novembre 2015, l'association Prévention routière (APR) sensibilise les diabétiques sur les risques que leur pathologie leur fait courir lorsqu'ils sont au volant de leur voiture. D'après une enquête* réalisée par l'institut BVA pour l'APR et le laboratoire pharmaceutique MSD France, un quart des conducteurs diabétiques déclare avoir déjà ressenti un symptôme d'hypoglycémie (ndlr : chute du taux de sucre dans le sang altérant leur comportement dans des proportions pouvant aller jusqu'au coma) en conduisant.

Divers sympômes dangereux

Ils sont même trois quarts à déclarer avoir déjà ressenti un symptôme de santé au volant, un taux supérieur à l'ensemble des automobilistes. Principaux troubles constatés :

 

  • la somnolence (50%),
  • les problèmes de vision (42%),
  • les difficultés de concentration (39%),
  • les engourdissements (23%),
  • l'altération de l'appréciation des distances (22%) 
  • les palpitations (21%),
  • une impression de froid (16%).

 

Une règle d'or : tester son taux de sucre avant de prendre le volant

« Cela peut constituer une entrave à une bonne pratique de la conduite », observe l'association. Un automobiliste diabétique sur deux  serait averti des risques de leur maladie sur leur conduite.Ce focus inédit apparaît donc opportun d'autant que les conducteurs diabétiques ont une fréquence d'utilisation de leur voiture proche de la population générale.

Ils sont :

 

  • 59 % à utiliser leur voiture tous les jours ou presque
  • 41 % à parcourir plus de 12 000 km par an
  • 1 sur 3 à déclarer ne pas pouvoir s'en passer
  • 80 % se sentent aptes à la conduite

Cette sensibilisation (se tester toutes les deux heures, avoir toujours sur soi de quoi se "resucrer", ne prendre le volant que si le taux de glycémie dépasse 1g etc.) intervient alors que 40 % des diabétiques affirment ne pas modifier leur conduite en fonction de leur diabète (prise identique de médicaments etc.). Le médecin joue à cet égard un rôle clé. Mais un tiers des conducteurs diabétiques affirme avoir été averti par ses soins des dangers en situation de conduite.

«La conduite est une tâche complexe qui nécessite des capacités perceptives, motrices et cognitives importantes. La santé du conducteur est par conséquent essentielle pour sa sécurité et celle des autres usagers», conclut l'Association Prévention routière.

 

Non à l'assouplissement de la loi Evin ! Alors que la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a confirmé le 10 novembre 2015 l'amendement visant à réduire les dispositions de la loi Evin relatives à la publicité sur l’alcool, l’association Prévention Routière et son Conseil Médical réaffirment leur opposition à cet assouplissement.
François Pierson, président de l’association Prévention Routière, et le Professeur Jean-François Caillard, président de son Conseil Médical, s’inquiétaient déjà de cet amendement qui menace gravement la sécurité des déplacements sur les routes. Une crainte qu’ils avaient exprimée en juin dernier dans un courrier adressé au Premier ministre.
« A l’heure où les statistiques de l’insécurité routière montrent une augmentation sensible du nombre de tués sur nos routes, il nous semble tout à fait inopportun et dangereux d’assouplir les règles de communication sur l’alcool, qui demeure la première cause d’accidents mortels sur la route» déplore l’APR.

 

* Enquête en ligne réalisée par BVA du 29 mai au 8 juin 2015 auprès de 1000 automobilistes parmi lesquels 36 se sont déclarés diabétiques, ainsi qu'un échantillon de 200 conducteurs atteints d'un diabète de type 2, soit au total 236 automobilistes diabétiques.



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