Prévention santé : assureurs et universitaires créent une chaire d’excellence

Par - Publié le

,

,

,

,

,

,

Baptisée Prévent’Horizon, la nouvelle chaire promue par la Fondation du Risque se donne cinq ans pour répondre à la question de la soutenabilité économique de la prévention et de ses conditions.

consultation medecin
consultation medecin
FOTOLIA

La Fondation du Risque, en partenariat avec deux laboratoires de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (le laboratoire de Sciences Actuarielle et Financière (SAF) et le laboratoire Health Services and Performance Research - HESPER)  ainsi que le soutien de dix acteurs de l’assurance de personneq (Actuaris, AG2R La Mondiale, Be-optilys, Covéa, Global Secured Solutions, Groupama Gan Vie, Groupe Pasteur Mutualité, Harmonie Mutuelle, Humanis Prévoyance et La Mutuelle Générale), a annoncé mardi 6 juin 2017 à la création de la Chaire d’Excellence Prevent’ horizon.

Elargir le marché de l’assurance

« Le premier objectif est d’élargir le marché de l’assurance (ndlr, dans le domaine de la santé et de la prévoyance) par un marché connexe qui serait celui de la prévention, la question étant de savoir si la prévention est économiquement soutenable », a explique Jean-Louis Rullière, professeur d’université en économie à Lyon 1, et co-porteur scientifique du projet. Anne-Marie Schott, professeur d’université en santé publique à à Lyon 1 et autre co-porteur scientifique du projet, a promis une « recherche très appliquée ».

Des résultats dans cinq ans

La chaire se donne cinq ans pour intégrer les modèles de la prévention en santé dans le calcul économique des acteurs de l’assurance. La prévention n’est certes pas un sujet nouveau pour la profession, mais la question de la rentabilité et de l’intérêt économique revient souvent dans le débat, auquel la chaire veut apporter une réponse scientifique. Les initiateurs de Prévent’Horizon attirent en effet l’attention sur le paradoxe qui veut que la France affiche à la fois des dépenses de santé parmi les plus élevées de l’OCDE (12% du PIB) et une espérance de vie sans incapacité très inférieure à la moyenne européenne ainsi qu’une mortalité précoce évitable très élevée. Ces chiffres, notent-ils, « révèlent les limites d’un système de santé orienté quasi exclusivement vers une prise en charge curative et soulignent ainsi les enjeux que représente la prévention ».

« Même si la France tend à mettre en place des mesures pour réorienter les efforts en direction de la prévention (loi de santé 2004, loi de santé 2015, Stratégie Nationale de Santé,  etc.), ces dispositions législatives et réglementaires ne suffisent pas à orienter les comportements attendus dans le cadre une politique de prévention efficace », constatent-ils encore.
 



Effectuer une autre recherche

Rechercher