Quand Accenture simule l’avenir de l’assurance

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Accenture a inauguré, le 8 juin 2015, son nouveau centre de R&D de Sophia Antipolis (06) qui comprend un Tech Lab et un centre d'innovation interactive. Ce complexe de 500 m2 couverts fait la part belle à l'Internet des objets, aux réseaux sociaux et aux promesses du big data.

Au Tech Lab d'Accenture, le téléphone mobile reconnaît son propriétaire à son rythme cardiaque...
Au Tech Lab d'Accenture, le téléphone mobile reconnaît son propriétaire à son rythme cardiaque...

 

 

Accenture a inauguré, le 8 juin 2015, son nouveau centre de R&D de Sophia Antipolis (06) qui fait partie, dans le monde, des cinq laboratoires de recherche et d’innovation technologique du cabinet de Conseil, sis dans la Silicon Valley, à Washington DC, Bangalore (Inde) et Beijing (Chine). Mission : imaginer, sur 500 m2 couverts, le futur que dessinent les technologies les plus innovantes (capteurs, robots, drones, biométrie,…) et évidemment les nouvelles interactions qui en découleront avec les clients.

Les compagnies d’assurance, à cet égard, se révèlent particulièrement friandes du décryptage par le menu de ces intelligences artificielles pour bâtir des services bien réels.

« Nous travaillons avec pratiquement tous les grands groupes d’assurance », confirme Alexandre Naressi, directeur du centre d’innovation d’Accenture Interactive. Allianz, Axa, BNP Paribas Cardif et Covéa disposent, en effet, déjà de leur propre espace d’expérimentation sous le nom d’innovation lab’ ou de showroom digital.

Pour eux, comme pour tous les autres, le centre de R&D d’Accenture entend accompagner la transformation digitale actuellement à l’œuvre dans le secteur.

Centre d'incubation

« Nous travaillons dans une logique de complémentarité en co-création de projets, notamment autour de la voiture connectée », explique Emmanuel Viale, directeur du Tech Lab d’Accenture, niché en retrait de l’agitation de la ville, dans des hectares de verdure où fleurit un opportun voisinage de start-up...

L’établissement qui mobilise une cinquantaine de salariés comprend à la fois un Tech Lab et un centre d’innovation interactive. Le premier, créé il y a 20 ans dans une autre coin de Sophia Antipolis, a été entièrement repensé pour offrir des expériences immersives dans pratiquement tous les univers connectés.

On peut ainsi accéder à ses données bancaires par selfie, voir ses humeurs détectées par une micro-caméra sur le principe du scan, connaître la température d’une pièce ou son taux d’oxygène dans le sang (merci les capteurs), géolocaliser un technicien de chantier grâce à l’infrastructure connectée et veiller sur sa santé grâce à d’autres capteurs sensoriels, conduire par la pensée, tracer un consommateur ou encore payer avec son portable…

Mais si le but du Tech lab consiste à identifier l’usage d’un bracelet connecté, par exemple, il en fait ensuite un prototype puis une vraie solution.

Royaume de l'intelligence artificielle

Le centre d’innovation interactive adjacent se présente, de son côté, comme une maison encerclée de pièces. Il y a la chambre des prototypes, celle de l’engagement du consommateur, la pièce numérique, le théâtre digital et même le bar des partenaires ! C’est aussi ludique que sérieux. Il suffit d’observer Alexandre Naressi échanger avec un robot capable de lui faire une simulation de prêt bancaire pour s’en convaincre...

« Nos clients sont des directeurs marketing, informatiques ou digital et big data. Nous travaillons avec eux, souvent issus de différents services d'une même marque, sur les nouveaux cas d’usage et agissons comme un catalyseur à la génération d’idées », relate  le directeur du centre d’innovation d’Accenture Interactive qui organise une centaine d’ateliers par an par groupe de 10 personnes (l’inauguration intervient après deux ans d’existence, mais des travaux récents).

Les entreprises repartent avec une feuille de route et savent, dans la journée, si leur idée est viable. Faire du tchat une plateforme de vente ? Créer une application mobile ? Dématérialiser ? Tout est potentiellement possible.

« Les questions des assureurs sont d’ordre technologique au sens du protocole, de l’intégration de ces solutions dans leur plateforme comme une application de voiture embarquée, par exemple, mais concernent aussi l’écosystème à créer, à savoir avec quels partenaires travailler, selon quelles possibilités règlementaires ? C'est la partie la plus compliquée », confie Emmanuel Viale qui table sur une explosion des offres liées à l’Internet des objets, aux médias sociaux et au big data dans le secteur d’ici trois ans. A ce titre, le nouveau centre high Tech d'Accenture est, en quelque sorte, une ode aux services vivants...

 

 

 

 
 
 


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