Catastrophes naturelles : Scor remonte ses prix

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Lors des renouvellements de traités au 1er janvier, le réassureur a vu sa tarification ajustée aux risques progresser de 3%.

Sans surprise. Après plusieurs années de cycle baissier sur le marché P&C (biens et responsabilité), les catastrophes naturelles majeures du second semestre 2017 – les ouragans Harvey, Irma, Maria et les deux séismes au Mexique – ont permis aux grands réassureurs mondiaux de redresser leurs tarifs.

Après trois années de baisse, Scor a ainsi enregistré une tarification ajustée aux risques en hausse de 3%, lors des renouvellements de traités au 1er janvier 2018. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis 2009. « La tarification s’est améliorée dans presque toutes les branches d’activité et zones géographiques. Les augmentations les plus importantes concernent les programmes et les tranches affectés par la sinistralité, notamment les programmes de réassurance exposés aux catastrophes naturelles aux Etats-Unis et les programmes de réassurance automobile au Royaume-Uni », commente le quatrième réassureur mondial.

Amélioration de la rentabilité

La rentabilité attendue, mesurée tant en termes de rentabilité technique (ratios de sinistralité et de commissions) que de retour sur capital ajusté aux risques, progresse d’environ 200 points de base. Scor s’est notamment concentré sur les clients avec des traités de réassurance non proportionnels, pour lesquels la rentabilité s’améliore.

Lors de ces renouvellements, les primes ressortent en hausse de 3,7% à taux de change constant, à 3,1 Md€, en ligne avec le plan stratégique du groupe « Vision in Action » (croissance des primes comprise entre 3 et 8%). Scor applique une approche « client centric », consistant à considérer l’ensemble de la relation d’affaires avec un assureur, plutôt qu’une ligne d’activité ou une zone géographique en particulier. Il bénéficie également du relèvement de sa notation financière : l’agence AM Best a confirmé début janvier la note de A- avec perspective stable pour le groupe et l’ensemble de ses filiales.

SÉLECTIF DANS LES NÉGOCIATIONS

Le réassureur français n’a pas hésité à se montrer ferme et sélectif dans ses négociations avec les cédantes. En effet, il a réduit ou résilié ses parts et décliné de prendre des participations sur un certain nombre de traités proportionnels générateurs de gros volumes de primes « lorsque les marges ou les profils de risque de ces derniers étaient moins attractifs, en particulier lorsque les conditions de cession ne se sont pas suffisamment améliorées », explique-t-il. Priorité à la rentabilité.



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