Harvey, Irma, Maria … une facture de 3 Mds€ pour Swiss Re

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Après Scor et le Lloyd’s, c’est au tour du premier réassureur mondial de communiquer sur ses pertes du troisième trimestre. L’agence Standard and Poor’s estime que ces réassureurs essuieront un impact sur leurs fonds propres.

Ouragans Harvey, Irma, Maria, les tremblements de terre au Mexique, la facture des catastrophes naturelles en 2017 promet d’être lourde : 95 Mds $ de pertes assurées au total, selon les estimations de Scor, confirmées ce vendredi par Swiss Re.

Le numéro un mondial de la réassurance estime que cette série de cat’ nat’ va lui coûter 3,6 Mds$ (3,06 Mds€) (net de rétrocession et avant impôt) au troisième trimestre 2017. Sur ce total de 3,6 Mds$, les deux tremblements de terre au Mexique – le 7 septembre et le 19 septembre – devraient coûter 175 M$, calcule-t-il, tout en précisant que ces estimations « sont soumises plus que d’ordinaire à un haut degré d’incertitude et devront peut-être être revues à mesure que les demandes d’indemnisation sont traitées ».*

Des profits revus à la baisse

Pour l’heure, c’est le Lloyd’s of London qui devrait subir les plus grosses pertes : 4,5 Mds$ (3,8 Mds€). Le français SCOR, numéro 4 mondial, ne devrait enregistrer que 430 M€ de pertes au troisième trimestre. De leur côté, Munich Re et Hannover Re ont annoncé qu’ils n’atteindraient pas leur objectif de profit cette année, sans pour autant divulguer leurs pertes.

Selon une note de l’agence Standard and Poor’s, ces catastrophes naturelles pourraient avoir un impact sur le capital des réassureurs. Pour le Lloyd’s, Munich Re, les bermudiens Axis, Renaissance Re et Sirius, SCOR, mais aussi Swiss Re et XL Catlin,  «les fonds propres ajustés (Total Adjusted Capital) devraient se réduire en 2017 », mais pas le surplus de capital, estime l’agence. Le directeur financier de Swiss Re, David Cole, affirme que le réassureur « conserve une capitalisation solide ». De même, SCOR a déclaré être en mesure d’absorber le choc. « La probabilité que le capital contingent de SCOR soit déclenché en 2017 est extrêmement faible. A ce stade, le ratio de solvabilité du groupe demeure solide et s'inscrit dans sa zone optimale. La politique de dividende et le programme de rachat d'actions sont maintenus »,  assurait-il dans un communiqué fin septembre.



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