La Scor solde l'affaire IRP

Par - Publié le

Le Français rachète à l'Américain Highfields sa participation dans leur filiale commune et finance l'opération en augmentant son capital de 233 ME.

La Scor vient enfin de régler le problème du rachat des parts des actionnaires minoritaires de sa filiale IRP, pour 183,1 ME. Créée en 1981, cette société de droit irlandais avait pour fonction de souscrire les affaires nouvelles du réassureur français, et donc de les isoler des problèmes intervenus sur le portefeuille existant. D'autres actionnaires, dont BNP Paribas, avaient accepté de soutenir la Scor dans cette opération, avant de sortir, contre dédommagement, du tour de table d'IRP. Le pacte signé devait se dénouer le 31 mai, délai prorogé au 20 juin minuit.

Un problème en moins, des fonds propres en plus

 

Un seul actionnaire minoritaire, la société d'investissements américaine Highfields Capital, restait à dédommager, en actions ou en liquide. Highfields a négocié les termes de sa sortie jusqu'au dernier moment. Finalement, les Américains ont été payés 183,1 ME en liquide, ce qui est en ligne avec les estimations faites l'an dernier autour de 185 ME. « La Scor s'est enlevé une belle épine du pied », commente un analyste. Car tant que Highfields détenait 46,7 % des parts d'IRP, le Français ne pouvait ni récupérer les bénéfices de sa filiale ni la fermer. Pour payer Highfields, il a dû procéder à une augmentation de capital portant au final sur 233 ME, ce qui lui permet, en plus, de renforcer ses fonds propres.

Si les marchés financiers ont salué l'opération par une hausse du cours, les agences de notation sont plus prudentes : Standard & Poor's reste discret et AM Best a annoncé que l'opération ne modifierait pas la notation. Elles attendent de voir comment la Scor va passer le cap des prochains renouvellements.

La Scor peut être soulagée : ses actionnaires ont suivi l'augmentation de capital et le risque d'une prise en main par XL Capital (principal actionnaire de Highfields Capital) est écarté. Le président de XL a pourtant réaffirmé à « l'Argus » qu'il n'avait jamais été dans les intentions de son groupe de s'intéresser à la Scor.


 


Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin imprimer envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
image catalogue connexion

Abonnement 1 an

Magazine hebdomadaire + e-newsletter

quotidienne + accès aux archives du site

Toutes les offresbouton je m abonne

article extrait de l’argus de l’assurance

Tous les vendredis, l’information de référence
des institutionnels et des réseaux
 Contactez la rédaction
 Abonnez-vous

Mon compte

Mot de passe oublié? C'est votre première visite?