Réassurance : le coût des catastrophes en recul au premier semestre 2017

Par - Publié le

,

,

Selon Swiss Re, les pertes assurées générées par des catastrophes naturelles et industrielles baissent de 38% par rapport au début d’année 2016.

Le cyclone Debbie en Australie a causé 1,3 Md$ de pertes assurées
Le cyclone Debbie en Australie a causé 1,3 Md$ de pertes assurées

Selon les estimations de Swiss Re, les pertes économiques globales résultant des catastrophes (naturelles ou causées par l'homme) au premier semestre 2017 s'élèvent à 44 Mds $ (37,4 Mds €). Un chiffre bien en deçà de la moyenne annuelle de 120 Mds$ (102 Mds €) des 10 dernières années, et en baisse de 62% par rapport à la même période il y a un an.

Sur ces pertes économiques globales, on recense 23 Mds $ (19,6 Mds €) de dégâts assurés. Un chiffre, là encore, en recul de 38% par rapport au premier semestre 2016. Les pertes assurées causées par les catastrophes naturelles se sont chiffrées à 20 Mds $ (17 Mds €), en baisse de 35% par rapport au premier semestre 2016 (30 Mds$ soit 25,5 Mds €). Les catastrophes causées par l’homme se sont, elles, élevées à 3 Mds$ (2,5 Mds €), contre 6 Mds$ (5 Mds €) au premier semestre 2016.

Orages aux Etats-Unis

Les plus grosses pertes ont été causées par une série d’orages sévères aux Etats-Unis, ces 4 épisodes de février à mars ayant généré plus de 1 Md$ (0,8 Md€) de dégâts chacun. Les événements climatiques outre-atlantique ont généré, au total, 16 Mds $ (13,6 Mds €) de pertes assurées sur les six premiers mois de l’année. En dehors des Etats-Unis, l’événement le plus coûteux a été le cyclone Debbie en Australie qui a généré 1,3 Md $ de pertes assurées.

Alors que les tarifs des programmes cat’ ne cessent de baisser depuis le début des années 2000 – une baisse de 4% est encore attendue cette année selon Guy Carpenter – cette faible sinistralité laisse présager que la correction des prix n’aura pas lieu. Seul un gros événement du type de l’ouragan Andrew en 1992, qui avait causé 26 Mds $ (22,1 Mds €) de dommages, pourrait faire repartir les prix à la hausse.  Le second semestre de l’année est, toutefois, traditionnellement marqué par davantage d’événements climatiques.



Effectuer une autre recherche

Rechercher