Résultats 2017 : Swiss Re encaisse le coût des catastrophes naturelles

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Le premier réassureur mondial voit son bénéfice net plonger de 90,7%. Les cat’ nat’ lui ont coûté 4,7 Md$ (3,85 Md€).

Les catastrophes naturelles ont sérieusement pesé sur les résultats 2017 du premier réassureur mondial. Swiss Re a encaissé en 2017 une charge de 4,7 Md$ (équivalent à 3,85 Md€ au taux de change en vigueur au 23 février 2018) due à la série exceptionnelle d’événements de l’année passée : cyclone Debbie en Australie en mars, ouragans Harvey, Irma, Maria à l’automne, tremblements de terre au Mexique et feux de forêt en Californie.

Une rentabilité dégradée

Des pertes qui ont amputé de 90,7 % le résultat net de Swiss Re, tombant à 331 M€ sur l’année 2017, contre 3,558 Md€ en 2016. Une année particulièrement difficile pour la branche dommages aux biens et responsabilité du réassureur (P&C) qui affiche une perte nette de -413 M€, contre un bénéfice de 2,1 Md€ un an plus tôt. Un résultat à peine compensé par la bonne tenue de la branche vie et santé (L&H) dont le bénéfice net a progressé de 35,3% à 1,092 Md€.

Le rendement des capitaux propres du groupe (ROE) dégringole à 1%, contre 10,6%. Le ROE de la branche P&C tombe dans le négatif à -3,5%, contre un rendement de 16,4% un an plus tôt. Swiss Re se dit, malgré tout, confiant dans le redressement du marché en 2018. Aux renouvellements de janvier 2018, son volume de primes ressort en hausse de 8% et les prix en hausse de 2%.

Optimisme pour 2018

«2017 a été une année difficile pour l'industrie et pour Swiss Re. Cependant, nous croyons que les perspectives de notre industrie sont maintenant plus positives qu'elles ne l'ont été au cours des quatre dernières années. En outre, les catastrophes nous rappellent que les grands réassureurs mondiaux ont un rôle à jouer dans la sous-assurance mondiale. Le besoin d'assurance augmente en raison de développements tels que la croissance démographique et la concentration des richesses dans les régions sujettes aux catastrophes », souligne Christian Mumenthaler, directeur général de Swiss Re.

Le réassureur confirme, par ailleurs, être en discussions avec le conglomérat japonais SoftBank qui souhaite investir une part minoritaire au capital de Swiss Re. Il s’agit seulement de « discussions préliminaires » et il n’est pas question de procéder à une augmentation de capital, précise-t-il.

 



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