Résultats 2014 : un nouveau périmètre et de nouvelles perspectives pour Sham

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Le Groupe Sham, dont les contours ont évolué depuis le rachat du cabinet de courtage Sofaxis, affiche des indicateurs en hausse pour l’exercice 2014, malgré une nette augmentation de la sinistralité en responsabilité civile médicale. Cette activité prend ses marques à l’international avec une première implantation en Espagne.

 

Dominique Godet, directeur général du Groupe Sham
Dominique Godet, directeur général du Groupe Sham

C’est à un nouvel exercice que s’est livré Dominique Godet, le directeur général de Sham, le 9 avril 2015 : la présentation des résultats annuels 2014 d’un groupe constitué d’une société d’assurance mutuelle et d’une société de courtage, opèrant auprès des acteurs de la santé, de l’action sociale et des collectivités territoriales.

Ce nouvel ensemble issu de l’acquisition par Sham en septembre 2013, de 85% du capital de Sofaxis (les 15% restant étant entre les mains de la MNT et de la MGEN) affiche pour l’exercice 2014, un résultat net de 16,7 M€ et un chiffre d’affaires de 372,5 M€ dont 64,5 M€ émanant du courtage. Ces deux indicateurs sont en hausse de 17%, mais l’intégration de Sofaxis n’a été comptabilisée que sur un trimestre en 2013. Sur le périmètre de la société d’assurance mutuelle, le chiffre d’affaires progresse de 2,4% à 311,4 M€.

Un groupe diversifié en termes d'activité

Au cours de l’exercice 2014, le montant des primes collectées par le Groupe Sham s’élève à 725 M€, en hausse de 4% à périmètre constant. Conséquence de l’acquisition de Sofaxis, la responsabilité civile médicale, activité historique de Sham ne représente plus que 31% des primes collectées contre 82% en 2010, et l’assurance de personnes (64%) devient le premier pôle d’activité du nouvel ensemble. « L’objectif que nous nous étions fixé de réduire la sensibilité économique de Sham à la responsabilité civile médicale est atteint », souligne Dominique Godet, directeur général du groupe.

RC médicale : l'effet ciseaux

Dans son métier historique, la responsabilité civile médicale, Sham est confrontée à deux mouvements défavorables. La concurrence sur les prix s’intensifiant, son chiffre d’affaires diminue alors que, selon Dominique Godet, l’entreprise gagne des parts de marché.

Et dans le même temps, Sham fait face à une nette augmentation de la sinistralité. « Cette dégradation s’explique par une hausse de 5,3% du nombre de réclamations et par une augmentation du coût moyen : +15% pour les dommages corporels », précise Dominique Godet.

En 2014, le total des sinistres réglés et provisionnés a représenté une charge de 291,2 M€, en hausse de 11% par rapport à 2013. Pour autant les fondamentaux de la société d’assurance mutuelle restent bons. Ses fonds propres s’élèvent à 250,4 M€ (+8% en un an) et sa marge de solvabilité (hors plus value latente) atteint 426% (398% en 2013)

Amorce de diversification géographique

Le marché de la responsabilité civile médicale reste donc très tendu en France. Mais des perspectives s’ouvrent à l’étranger. Après avoir analysé la situation de ce marché dans plusieurs pays d’Europe, Sham vient d’ouvrir une filiale de distribution et de gestion en Espagne. Dans ce pays, la société d’assurance intervient en libre prestation de services (LPS).

Cette première implantation au-delà des frontières de l’Hexagone marque la volonté du groupe de se diversifier sur le plan géographique à l’avenir «mais sans prendre de risques inconsidérés», souligne Dominique Godet.



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