Résultats 2016 FFA : l’assurance vie fait grise mine

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La Fédération française de l’assurance (FFA) a dévoilé ce jeudi 9 mars 2017, les chiffres de l’assurance en 2016. L’assurance vie ressort en léger recul par rapport à 2015.

Bernard Spitz, Président de la Fédération française de l'assurance.
Bernard Spitz, Président de la Fédération française de l'assurance.

En 2016, l’assurance vie a fait grise mine. Les cotisations s’établissent à 135 Md€ en léger recul de 0,6% par rapport à 2015 dont 81% en euros et 19% en unités de compte, soit un point de plus qu’en 2015. Les encours en euros s’élève donc à 1 329 Md€ et 303 Md€ pour les unités de compte. « Les français restent attachés à la dimension sécuritaire du produit », a constaté Bernard Spitz, président de la FFA, avant de noter qu’il y a tout de même « une acculturation progressives aux unités de compte ». Dans la collecte nette qui se monte à 16,8 Md€ (cotisations à 135 Md€ - prestations à 118 Md€), la part en unité de compte s’élève en effet à 84%.

Une part de risque qui a généré en 2016 un rendement moyen brut d’inflation de 3,9% pour les supports en unités de compte et de 1,8% pour les supports en euros. Dans ce contexte, les fonds euro croissance, qui selon la FFA constituent un juste milieu entre l’euro et les UC, voient leurs encours progresser de 9%.

Non à la taxe Macron

Pour la FFA, l’assurance vie est jugée « solide dans un environnement de taux bas ». L’occasion pour Bernard Spitz de rappeler l’importance de la stabilité de la fiscalité de l’assurance vie. « Les français savent qu’ils ont passé un contrat de long terme basé sur la stabilité et la sécurité », a-t’ il insisté.

Preuve à l’appui puisque la FFA a dévoilé les premiers résultats d’une étude Ipsos pour la Fédération sur les français et l’assurance vie qui révèle que 85% des détenteurs de ce produit estime qu’une Flat tax (alignement de la fiscalité de l’assurance vie sur les autres produits d’épargne) serait plutôt une mauvaise chose. Ce taux monte même à 92% chez les détenteurs d’un contrat depuis plus de 8 ans. Questionné sur le positionnement de la FFA sur la proposition du candidat Macron de mettre en place une taxe unique de 30% sur les revenus de l’épargne, Bernard Spitz a déclaré « être de l’avis de 92% de détenteurs d’un contrat de plus de 8 ans ». Autrement dit, la taxe Macron, c’est non !



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