Résultats : AIG passe dans le rouge en 2016

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L’assureur américain a enregistré une perte nette de 849 millions de dollars (796 millions d'euros) l’an dernier, sous l’effet de lourdes charges sur les trois derniers mois de l’année.

 
Le chemin du redressement est encore long pour AIG. L’assureur américain a enregistré l’an dernier une perte nette de 849 millions de dollars (796 millions d'euros), contre un bénéfice de 2,196 milliards pour l’année 2015 (2,06 milliards d'euros). AIG a notamment enregistré une perte de 1,841 milliard de dollars (1,62 milliard d'euros) au quatrième trimestre 2016, sous l’effet de charges atteignant 5,6 milliards de dollars (5,3 milliards d'euros).
 
Ces charges visent à accroître ses réserves suite à l’opération de transfert de risques bouclée fin janvier avec une filiale de Berkshire Hathaway, le groupe du milliardaire Warren Buffett. AIG va ainsi transférer des risques longs, matérialisés par 34 milliards de dollars de réserves, à la National Indemnity Company (Nico).  L’assureur américain devra payer 9,8 milliards de dollars (9,2 milliards d'euros) au groupe de Warren Buffet au 30 juin prochain.
 
Retourner plus de valeur aux actionnaires
«Nous avons pris des initiatives décisives en 2016 pour réduire résolument l'incertitude et fournir des résultats de meilleure qualité et plus durables à l'avenir», a martelé le PDG Peter Hancock, cité dans un communiqué. Sous la pression des actionnaires activistes Carl Icahn et John Paulson, qui réclament une séparation du groupe en trois entités indépendantes, AIG s’est engagé en début d’année dernière à retourner 25 milliards de dollars (23,5 milliards d'euros) à ses actionnaires d’ici la fin 2017. 
 
Pour cela, Peter Hancock a fait le choix d’une vaste restructuration consistant à se délester d’actifs non stratégiques et à réduire ses coûts. L’assureur a ainsi vendu l’an dernier une dizaine de filiales, lui permettant de dégager quelque 10 milliards de dollars (9,4 milliards d'euros) de liquidités. Il a également réduit ses dépenses de fonctionnement de 1,7 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros) en 2016.  AIG a ainsi pu verser l’an dernier 13,1 milliards de dollars à ses actionnaires (12,3 milliards d'euros) et a reçu l’autorisation de son conseil d’administration pour racheter ses propres titres pour un montant de 3,5 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros).
 
Sauvé de la faillite en 2008 en pleine crise financière, AIG ne verra pas sa note ou sa perspective dégradée suite à ses mauvais résultats, a indiqué l’agence Standard and Poor’s. 
 

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