Santé : le directeur de cabinet de la ministre Agnès Buzyn vient d'Humanis

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La ministre des Solidarités et de la Santé du premier gouvernement d’Edouard Philippe a trouvé son directeur de cabinet : il vient du groupe de protection sociale Humanis.

C’est un transfert qui n’a pas manqué d’être rapidement commenté. Les sites Tripalio et l’Opinion ont annoncé le 19 mai 2017 l’arrivée, au sein du ministère des Solidarités et de la Santé, du premier directeur de cabinet de la ministre Agnès Buzyn. Un nom connu du monde de l'assurance, puisqu'il s'agit du numéro 3 du groupe de protection sociale Humanis, le directeur général adjoint Gilles de Margerie. Ou plutôt s'agissait : il a pris ses fonctions au ministère le vendredi même, a appris l'Argus.

Âgé de 61 ans, Gilles de Margerie était jusqu’à présent directeur général adjoint du groupe de protection sociale Humanis, dans lequel il était arrivé en 2013. Cet inspecteur des finances, normalien et énarque (promotion « Solidarité »), n’est pas un inconnu des cabinets ministériels : il a travaillé au cabinet du ministre de l’Industrie Roger Fauroux à la fin des années 80 et fut conseiller technique chargé des affaires industrielles au cabinet du Premier ministre d’alors, Michel Rocard.

Longue expérience au Crédit Agricole

Il a intégré en 1992 le groupe Crédit Agricole, où il a occupé plusieurs fonctions durant une vingtaine d’années – finissant par superviser le pôle responsable des gestions d'actifs et de l'assurance. Il devient associé gérant senior au sein de la société de conseil financier Ricol Lasteyrie en 2011, avant d’intégrer Humanis.

Cette arrivée a fait réagir plusieurs responsables politiques classés à gauche, notamment Patrick Mennucci (candidat aux législatives à Marseille face à Jean-Luc Mélenchon) et Benoît Hamon, candidat à l’élection présidentielle 2017 pour le Parti socialiste :

Les syndicats de médecins ne sont pas en reste : après la CSMF sceptique sur l'arrivée d'Agnès Buzyn, au tour de l'UFML de s'inquiéter de celle de Gilles de Margerie :

Des chantiers en nombre

Le monde des assurances, assez présent dans l'entourage du Président de la République Emmanuel Macron, peut s'attendre à de nombreuses évolutions durant le quinquennat à venir - notamment sur la santé. Alors candidat à l'Elysée, M. Macron avait proposé la mise en place de contrats de complémentaire santé standardisés (trois contrats-types).

Il a également promis la suppression du reste à charge sur l’optique, le dentaire et les audioprothèses, en s’attachant à responsabiliser les différents acteurs de cette chaîne (maîtrise des coûts de production, marges ténues…). Une mesure estimée pour l'heure à 4,4 milliards d'euros par an, selon les comptes santé 2016 de la DREES.


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