Sécurité routière : la mortalité sur les routes bondit de 30,4% en septembre 2016

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On croyait le pic atteint en mai 2016 (+10,1%)... Septembre bat, selon les chiffres provisoires de la sécurité routière, de nouveaux records avec 335 morts sur les routes, en hausse de 30,4% par rapport à septembre 2015. Mais le nombre d'accidents corporels baisse de 1,2%.

Le gouvernement poursuit ses actions pour enrayer la hausse de la mortalité routière en 2016
Le gouvernement poursuit ses actions pour enrayer la hausse de la mortalité routière en 2016

335 personnes ont trouvé la mort sur les routes en France en septembre 2016. Ce chiffre provisoire de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) révèle une hausse très significative de 30,4% du nombre de décès enregistrés (78 tués supplémentaires) par rapport au même mois de l'année précédente. Explication : septembre 2015 avait connu une baisse importante du nombre de personnes tuées sur les routes. Reste que si l'on croyait le pic atteint en mai 2016 (+10,1%)... Septembre bat donc de nouveaux records et entérine la thèse d'une tendance à l'insécurité routière, impossible à inverser

 

 

Depuis janvier, le nombre de personnes tuées est, en effet, en hausse de 3,1% par rapport aux neuf mois correspondants de 2015, une année déjà considérée comme noire avec 3 461 personnes tuées, en progression de 2,3%. Et, pour rappel, 2014 donnait le ton avec un nombre de tués sur les routes en hausse de 3,5 %. Ainsi, en dépit des 55 mesures décidées lors du Comité interministériel présidé par le Premier ministre, le 2 octobre 2015, rien ne semble pouvoir infléchir le phénomène depuis 2013, après pourtant 12 années de baisse continue de la mortalité routière.

11 mesures examinées la semaine prochaine

L'organisme annonce ainsi que 11 mesures seront examinées cette semaine à l'Assemblée Nationale dans le cadre du projet de loi de modernisation de la justice du 21ème siècle. A ce jour, 34 mesures sur les 55 prises en compte, sont appliquées ou dans le ­circuit législatif et réglementaire, et 21 sont en cours de rédaction (multiplication par quatre des radars leurres, lutte contre le défaut d’assurance, emploi de drones pour traquer l’incivisme routier, obligation de port du casque pour les jeunes cyclistes, renforcement des contrôles d’alcool et de ­stupéfiants…). Derniè­re en date : la mesure 14 d’encadrement de l’accès aux ­motos puissantes, qui a été mise en place le 9 juin dernier. A présent, toute personne majeure, quel que soit son âge, doit d’abord être titulaire du permis A2 (inférieur à 35 Kw) pendant un minimum de deux années avant de pouvoir prétendre au permis A. Pour l’obtenir elle ­devra suivre une formation ­spécifique de 7 heures en école de conduite, non sanctionnée par un examen, afin d’assurer la transition en toute sécurité d’une moto de faible à forte puissance..

Moins de blessés

En revanche, les nombres des accidents corporels (5 136, en baisse de 1,2%) et des blessés (6 312, en baisse de 3,4%) sont estimés en baisse. Depuis le début de l'année, le volume d'accidents corporels (41 331) et de blessés (52071) reste en retrait (-0,8%) quand le nombre de blessés hospitalisés (19 987) progresse légèrement de 0,8%.

 

                                                 



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