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Smartphone : Mobile first, oui mais… (Spécial digital)

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Elle est jeune, terriblement attrayante, presque naissante, déjà protéiforme et évolue au royaume des Gafa... Pardon, des GA pour ne garder que Google et Apple. Le premier parce qu’il fournit LE système d’exploitation dominant le marché de la téléphonie mobile mondiale, Android. Le second parce que la concurrence de Samsung et des marques chinoises (Huawei, Xiaomi...) ne l’empêche pas de capter 90 % des bénéfices (1) du secteur. Avec 1,4 milliard de smartphones vendus dans le monde l’an dernier, l’industrie du mobile flamboie ! Elle est même tellement prometteuse avec plus de la moitié des Français qui ont un mobile en poche et 80 % qui l’utilisent chaque jour pour surfer sur Internet, qu’il est urgent pour les assureurs de s’adresser d’abord – dès la conception de leurs produits ou de leur communication – aux mobinautes. Comment ? Via une application mobile ou un site internet adapté à ce support. Ce conseil est devenu précepte. Il s’appelle Mobile first et fait désormais florès. Tous les experts de la place digitale l’adoubent. Soyez convaincus : le smarphone sera bientôt le premier média dig i t a l toutes catégories. Alors, assureurs, préparez-vous !

Car les gens ne téléphonent pas avec. « C’est le 7e usage ! », souffle Jérôme Wallut, associé d’ICP Consulting. Capteur (tensiomètre, accéléromètre, etc.), GPS, caméra, écran, montre, bientôt projecteur ou microscope, ce couteau suisse technologique est en train de devenir la télécommande de nos usages connectés. Un petit robot, en somme, sinon le premier robot qui doit bouleverser les acteurs de l’assurance. « Ils sont en retard sur le mobile. Mais ils feront cette révolution, car c’est un moyen de simplifier leur process en redonnant le pouvoir au client », estime Laurent Gibert, directeur global assurances d’Atos. Le pouvoir de dire oui en souscrivant en direct, en déclenchant des couvertures supplémentaires, en changeant d’option sur ses contrats et évidemment en suivant ses sinistres. Bref, le mobile, ce n’est pas juste une application. C’est une transformation informatique sous-jacente. Axa en a fait une banque (Soon), Groupama vend sa MRH aux étud i a n t s e n trois coups de pouces et les assisteurs e-dépannent déjà. Bon... Il reste l’e-constat qui, l u i , pat i n e . « C’est le mauvais exemple qui ne doit pas servir de prétexte », relativise Patrick Durand, senior manager chez Solucom dont l’étude révèle toutefois que sur dix assureurs, seuls deux permettent la souscription directement sur un mobile. . . Peut-être que l’ultime transformation sera effective quand, via un Galaxy S7 ou un S7 Edge, de nouveaux services ciblés (transport, réservation, rappel de prise de médicaments, paiement chez des professionnels de santé...) régulariseront le lien assureur- assuré. Assistant et e-commerçant grâce au mobile : ça peut assurer, non ?

  • 64 Nombre d’applications mobiles (soit 2 à 7 par assureur) recensées sur la chaîne de valeur de l’assurance (+23 % par rapport à 2015). 23 permettent de géolocaliser des prestataires (garagistes, médecins, etc).
    Source : « La digitalisation au service de l’expérience client », Colombus Consulting, février 2016
  • 1,44 milliard Nombre de smartphones vendus en 2015 dans le monde (+10,1 % par rapport à 2014), dont 25,4 millions en France (tablettes comprises) avec près de 57 % des Français qui sont mobinautes.
    Source : IDC et MMA
  • 8,1 millions Volume de montres connectées vendues au 4e trimestre 2015, dépassant pour la 1re fois de l’histoire le nombre de montres suisses (7,9 millions) vendues dans le monde.
    Source : Institut d’étude Stratégy Analytics


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article extrait de l’argus de l’assurance

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