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Trophées de la femme dans l'assurance : que sont-elles devenues ?

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Depuis la création de nos Trophées en 2012, 43 femmes ont été récompensées avant cette 5e édition. Si, pour beaucoup de lauréates, ce prix a été un tremplin professionnel, d’autres ont profité de cette mise en lumière pour accroître leur réseau.

Promo 2012

Ana Coutinho Thomas a bien grandi. « Meilleur espoir » il y a quatre ans, cette Brésilienne, alors responsable de l’équipe internationale corporate de Marsh à Paris, a gravi les échelons. « Suite à ce prix, j’ai été contactée par Ace Europe pour un poste de responsable, notamment, du Graduate Program, qui consistait à former un groupe de jeunes diplômés sur les métiers d’assureur et plus particulièrement sur la souscription », explique-t-elle. Cette mission accomplie, elle est nommée, début 2016, responsable de la coordination internationale pour l’Europe continentale chez Chubb : 17 pays et une équipe de plus de 60 personnes. « Ce trophée m’a permis de croire davantage en moi et en mes compétences », indique-t-elle, aujourd’hui. Pour Hanane Abdelli, le trophée de la « Femme actuaire » qu’elle a reçu lui a « indéniablement apporté une visibilité sur le marché ». Promue responsable du département actuariat et épargne patrimoniale chez Generali quelques mois après le prix, elle est contactée fin 2014 par Fractales, éditeur informatique spécialisé dans la modélisation financière. « Ils cherchaient l’équipe qui allait prendre leur suite. C’est ainsi que je suis devenue directrice associée au sein de cette PME qui fait figure de référence pour l’ALM (NDLR : gestion actifs/ passifs) et Solvabilité 2 », précise-t-elle. Viviane Leflaive n’a, pour sa part, pas changé d’entreprise : « Toujours associée chez KMPG, j’ai tout de même pris, il y a trois ans, la responsabilité du pôle actuariat assurance, en complément de mes activités de conseil aux directions finance et risques des assureurs ». Sylvie Chanh exerce toujours au sein de la CCR. « Depuis 2012, le périmètre de mes fonctions a été élargi et de nouvelles fonctions m’ont été confiées », indique celle qui est directrice sinistres, commutations et run-off du réassureur. Béatrice Blanchard Duhayon venait juste de créer Facerisks lorsqu’elle fut désignée « Femme internationale ». Toujours à la tête de cette structure, elle confie que « ce trophée a été très valorisé par les marchés étrangers avec lesquels (elle) travaille, en particulier les marchés francophones, lecteurs de L’Argus (Maghreb, Liban, Afrique sub-saharienne) ». Devenue présidente de l’association Pluri’elle Assurance, Béatrice Blanchard Duhayon affirme qu’après l’obtention de son trophée, « beaucoup de femmes sont venues vers (elle) pour (lui) demander des conseils pour leur carrière ».

Promo 2013

C’est ce qu’on appelle prendre un virage à 180°. Directrice commerciale et marketing chez Filassistance il y a trois ans, Frédérique Cintrat est « devenue entrepreneure slasheuse », elle est à la fois start-upeuse, conférencière et conseil. Créatrice d’Axielles.com, une appli Web lancée pour faciliter le networking, la lauréate du trophée « Femme commerciale » a aussi publié en 2014 un livre : « Comment l’ambition vient aux filles ? » (Éditions Eyrolles). Cécile Mérine, l’ex-directrice des opérations marketing et développement produits, et membre du comex de Swiss Life s’est investie « dans la création d’Otherwise, le premier courtier en assurance collaborative en France ». Lancement prévu d’ici la fin d’année. Le changement a été encore plus radical pour Pauline de Chatillon. « J’ai concrétisé un grand projet en passant du public au privé », indique celle qui fut la « Femme actuaire ». Ingénieure générale des Mines à l’ACPR-Banque de France en 2013, elle a rejoint Ernst & Young début 2015, en tant que directrice associée, chargée notamment de « monter une practice Réglementation protection de la clientèle ». Ex-aequo pour le « Meilleur espoir », Nathalie Arrignon et Anne-Sylvie Piot ont suivi la même trajectoire. La première, jusqu’alors responsable marketing opérationnel et multicanal de Predica, est devenue « adjointe à la direction de l’accompagnement des marchés au sein de Predica, puis responsable d’un département R&D et Support à la vente, au sein du Crédit Agricole Creditor Insurance (Caci) ». Quant à la seconde, elle a « eu la chance de pouvoir évoluer et changer de métier tout en restant au sein de la même entreprise, passant du marketing stratégique au développement d’outils de vente digitaux chez Caci ». Sophie Pacheco est, elle aussi, restée fidèle à son groupe. « Je travaille toujours chez Generali France où j’encadre l’équipe de case management », indique la « Femme spécialiste » de 2013. Comme elle le souligne, « ce trophée a été un formidable coup de projecteur » sur un métier méconnu dans le secteur. « Aujourd’hui, les assureurs commencent à comprendre qu’ils sont légitimes à intégrer le case management pour accompagner leurs clients ayant subi un sinistre corporel », explique celle qui a contribué à la création du premier diplôme universitaire de case management en France. Alors que le « trophée a sans doute renforcé (sa) notoriété », Brigitte Villette est restée directrice des opérations retraite et directrice du site de Mons-en-Baroeul (59) d’AG2R La Mondiale. Pascale Bracq a également conservé ses fonctions, celles de chargée de la coordination des relations grands clients d’Allianz France, même si « en cette époque d’accélération digitale, se sont naturellement imposés (à son poste), le développement et le pilotage de l’open innovation et de coconstruction, créatrices de valeurs avec des clients qui deviennent de plus en plus des partenaires ».

Promo 2014

C’est l’une des dernières nominations en date dans le secteur. Jusqu’ici responsable de la mission pilotage des risques à la FNMF, Louisa Renoux vient d’être recrutée par Aesio, nouveau groupe dans le monde de la protection sociale qui rassemble les mutuelles Adrea, Apreva et Eovi MCD. « J’ai été nommée directrice pilotage et ressources, et à ce titre, je suis membre du comité de direction de ce groupe mutualiste », indique-t-elle. Depuis le trophée de « Femme spécialiste », Louisa Renoux s’est engagée dans plusieurs réseaux féminins, étant, notamment « à l’origine de la création du premier réseau des femmes en Mutualité, Mut’Elles ». Toujours membre du comex de Generali France, chargée de l’épargne et de la clientèle patrimoniale, Sonia Fendler a vu son périmètre d’activité s’agrandir en deux ans. « Je suis devenue présidente de Generali Luxembourg et présidente de la société de conseil en gestion de patrimoine Expert & Finance » indique la « Femme dirigeante » 2014. Elle précise : « Ce trophée m’a donnée confiance en moi et en ma légitimité de dirigeante ». D’une certaine façon, Youmna Hamze, « Femme commerciale »(absente sur la photo) a connu la même évolution professionnelle. Directrice commerciale du réseau d’agents généraux d’Île-de-France d’Axa France en décembre 2014, elle voit ses responsabilités étendues quelques mois plus tard. « En avril 2015, j’ai pris un poste de directrice commerciale sur la France en charge d’un réseau d’agents spécialisés sur le marché des assureurs de personnes, le réseau Axa Prévoyance et Patrimoine ». Lorsqu’elle reçoit les prix de « Meilleur espoir » et le « Prix des internautes », Cassandre Mariton-Segard vient tout juste de prendre ses fonctions de directrice de la protection juridique et fiscale d’Aviva. « Ces récompenses m’ont aidée dans ma prise de poste », indiquet- elle, avant d’ajouter qu’« elles ont, à (son) sens, également contribué à être des accélérateurs » pour sa carrière. En janvier 2015, elle apprend qu’elle est enceinte de son troisième enfant.. « La reconnaissance que représentent ces récompenses m’a alors donné le courage d’assumer ma conviction. À savoir qu’assurer pleinement une vie de femme et avoir l’ambition d’être une grande professionnelle ne sont pas incompatibles », dit-elle. Loin d’être un frein, sa maternité allait « devenir un atout ». Non remplacée durant son congé maternité, Cassandre Mariton- Segard et son employeur mettent en place des outils pour faire émerger un nouveau mode de management. Objectif : « rendre (son) équipe la plus autonome possible » durant son absence. « Ensemble, nous avons des résultats concrets et chiffrés : le pari est donc officiellement réussi », se félicite-elle.

Promo 2015

Moins d’un an après l’obtention de leurs trophées, toutes les lauréates de la 4e édition que nous avons interrogées occupent aujourd’hui le même poste. Pour beaucoup d’entre elles, cette distinction leur a tout de même permis de renforcer leur réseau professionnel. « Ce trophée m’a donné l’opportunité de faire de nouvelles rencontres qui m’aident dans mes projets d’évolution », explique Marie Fayet. La souscriptrice senior offshore énergie de Scor SE développe : « J’ai eu des échanges très positifs avec des personnalités variées. Des félicitations venant de clients et de courtiers étrangers, – les Anglo-saxons, en particulier – m’ont montré que cette distinction était mieux reconnue et plus appréciée hors de l’Hexagone ». De son côté, Stéphanie Blanchard, agent général Axa, a été « approchée par certains réseaux de chefs d’entreprise pour intégrer leur centre de réflexion », alors que sa compagnie, dans le même temps, lui « a confié des missions de réflexion, “Agent Assurbanquier”, sur la place de la femme ». Le trophée a aussi permis à Anne Lamotte, la directrice régionale commerciale des agents généraux d’Allianz, « d’entrer en contact avec d’autres femmes managers », et à Marie- Christine Lanne, directrice en charge de la communication et des engagements sociétaux de Generali, « d’être reconnue par la profession et (ses) pairs pour ce qu’(elle s’est) efforcée de construire » au sein de la compagnie d’assurance. Hélène Duvivier, directrice régionale en charge du développement commercial pour la région Sud-Est chez Ace Europe, ne s’attendait pas à une telle reconnaissance. « Ce trophée a été un véritable coup de projecteur sur le bureau Chubb de Lyon (NDLR : Chubb et Ace ont fusionnées en janvier 2016). J’ai même reçu la visite de notre PDG, Evan Greenberg, venu de New York pour passer deux jours à Lyon. Ce n’était jamais arrivé avant ». Enfin, pour Florence Tondu-Mélique, ce prix a surtout été l’occasion de mettre en avant le travail accompli par son entreprise. « Les Trophées sont, avant tout, des révélateurs. À titre personnel, ils m’ont permis de réaliser le chemin parcouru dans la transformation engagée au sein d’Hiscox. Lorsque l’on porte un projet d’entreprise de cette envergure, il est toujours intéressant d’avoir un regard externe pour prendre acte de la progression », indique la directrice générale opérationnelle pour l’Europe d’Hiscox.


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