Université d'été du Medef : Bernard Spitz dénonce la gestion des mutuelles étudiantes

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Le président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), Bernard Spitz, s'inquiète de la dégradation des conditions sanitaires des jeunes en France, et n'hésite pas, dans un livre à paraitre, à critiquer les mutuelles étudiantes. 

Bernard Spitz, à l'occasion de l'Université du Medef, a présenté son ouvrage «On achève bien les jeunes».
Bernard Spitz, à l'occasion de l'Université du Medef, a présenté son ouvrage «On achève bien les jeunes».
© Sébastien Loiseau

Notre société est-elle fâchée avec sa jeunesse ? Voilà la question à laquelle ont été amenées à répondre, ce jeudi 27 août, six personnalités du monde politique, économique et social lors d’une conférence-débat organisée à l’Université d’été du Medef, à Jouy-en-Josas (78). Parmi elles : Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) et auteur d’un livre intitulé «On achève bien les jeunes», publié chez Grasset, et en librairie le 2 septembre prochain. «Je ne sais pas si la société est fâchée avec sa jeunesse, mais la jeunesse a de bonnes raisons d’être fâchée avec la société», a déclaré celui qui est également à la tête du pôle international et Europe de la première organisation patronale française. «Dès sa naissance, chaque enfant porte 30 000 € de dette publique. Et il faut savoir que plus d’un million des 18-29 ans vivent sous le seuil de pauvreté», a-t-il précisé.

Une santé dégradée

Pointant du doigt notamment les «contrats précaires», les «filières de formation sans espoir» et «les logements inaccessibles» auxquels sont confrontés aujourd’hui les jeunes, Bernard Spitz n’a pas hésité à mettre l’accent sur le système de santé français. «Il y a une véritable dégradation sanitaire de l’état des jeunes en France, notamment parce qu’ils n’ont plus les moyens de se soigner. Alors certes, c’est important de se préoccuper de la complémentaire santé des personnes âgées, mais il faut savoir que, dans le même temps, 19% des étudiants n’en ont pas», s’est-il alarmé. Interrogé à l'issue de la conférence par l'Argus de l'assurance, il a alors ajouté : «Dans ce contexte, l’assurance, et plus particulièrement les mutuelles étudiantes, devraient pouvoir apporter des solutions.»

Critiques a l'encontre les mutuelles 

Or, à la lecture de son ouvrage, déjà disponible à l'achat sur l'un des stands de l'Université du Medef, ce n’est aujourd’hui pas le cas. «Rapport après rapport, les critiques s’abattent sur un système peu encadré, pratiquant des conditions de traitement contraires au principe de délégation de service public et trop chères pour la médiocre qualité de services offerts aux étudiants», écrit-il dans un chapitre sur «l’insécurité sociale». Face à ce constat, le président de la FFSA note alors quelques lignes plus loin que «deux options existent : la première revient à confier la gestion des étudiants aux caisses d’assurance maladie, comme la LMDE a dû consentir en 2015. La seconde consiste à laisser le choix à chaque étudiant entre affiliation à la Sécurité sociale étudiante et maintien du rattachement au régime des parents, pour que la concurrence pousse les mutuelles à améliorer le rapport qualité/coût du service rendu.»

Afin de parvenir à ce qu'il appelle «une nouvelle alliance entre générations», Bernard Spitz formule ainsi dans son livre 24 propositions dans quatre domaines : le droit du travail, l’éducation, la citoyenneté et la protection sociale



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