MILAN (Reuters) - Generali et le Crédit agricole pourraient rompre l'accord qui les lie au sujet de leurs participations dans Intesa Sanpaolo afin de mettre un terme à leur confrontation avec les autorités italiennes.
"Cela me semble être une option crédible", a déclaré l'administrateur délégué de l'assureur Giovanni Perissinotto, en marge d'une manifestation publique lundi à Trieste, où se trouve le siège social de Generali, a déclaré à Reuters une source présente sur place.
Le Crédit agricole et Generali, qui détiennent respectivement 5,8% et 5,1% d'Intesa Sanpaolo, ont conclu l'an dernier un accord de consultation sur toute décision stratégique. Pour les analystes, cet accord a permis au groupe français d'éviter de déprécier sa participation dans Intesa.
Mais l'autorité antitrust italienne estime que l'accord contrevient aux conditions posées à la fusion qui a donné naissance à Intesa Sanpaolo en 2006.
Ces conditions interdisaient tout pacte d'actionnaires et obligeaient le Crédit agricole à ramener sa participation sous 5% début 2008 et sous 2% en 2009.
Le mois dernier, l'autorité a repoussé au 22 février la date limite de clôture de son enquête. Les entreprises concernées avaient jusqu'à lundi pour exposer leur position sur le dossier.
Gianluca Semeraro, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez



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