Assurance collective santé

Natixis : tensions sur la complémentaire santé

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La direction de Natixis en France a dénoncé tous les accords liés à la complémentaire santé en vigueur au sein des entités de la banque d’investissement de BPCE, dont les filiales assurance. Mais ça coince dans les négociations sur la mise en place d'un régime unique dès le 1er janvier 2018

Natixis emploie 12000 salariés
Natixis emploie 12000 salariés

C’est une négociation qui peine à aboutir. Depuis juillet dernier, la direction de Natixis et les organisations syndicales représentatives ont entamé des discussions sur l’avenir des dispositifs de complémentaire santé aujourd’hui en place dans l’ensemble des entités de la banque d’investissement de BPCE.

Faciliter la mobilité entre entités

« En 2013, nous avons signé un accord sur la gestion de l’emploi au sein de Natixis. Dans ce cadre, l’engagement a été pris de renforcer le socle social commun pour faciliter les mobilités entre les différentes entités de l’entreprise. La convergence des complémentaires santé devait ainsi être organisée d’ici fin 2017 », précise Cécile Tricon-Bossard, DRH adjointe de Natixis.

Jusqu’à présent, Natixis SA et l’ensemble de ses filiales (dont les entités assurantielles comme BPCE Vie, BPCE RA, BPCE Assurance, BPCE APS) s’appuyaient chacune sur un accord complémentaire santé différent, reposant sur plusieurs types de couvertures, des assiettes de cotisations et des répartitions employeur/salarié distinctes, chacune ayant son propre organisme assureur.

Se mettre en conformité avec le contrat responsable

De fait, en juillet 2016, la direction a annoncé vouloir mettre en place un régime unique de complémentaire santé pour les 12 000 salariés de Natixis en France. Tous les accords en vigueur ont alors été dénoncés et une négociation s’est ouverte pour mettre en place un nouveau régime prévu pour le 1er janvier 2018. « Au-delà des engagements pris par la direction, il était également nécessaire de se mettre en conformité avec le contrat responsable. Nous avons donc décidé de faire d’une pierre deux coups », indique Cécile Tricon-Bossard.  

Pas une opération de réduction des coûts

Pour autant, sept mois après le début des discussions, « les négociations patinent un peu », selon François Duchet, délégué syndical central CGT de Natixis.  Il précise : « Nous voulons négocier pour une harmonisation par le haut des prestations. Or, la direction – qui a dénoncé tous les accords de financement – voudrait plutôt rester sur un budget équivalent ». Au travers du nouveau régime, la direction proposerait un contrat responsable et une surcomplémentaire obligatoires, dans lequel les salariés et leurs enfants seraient couverts, alors que leur conjoint viendrait en option. « Quand la direction a dénoncé les accords en juillet, elle a pris l’engagement auprès des organisations syndicales de ne pas baisser sa participation employeur dans la complémentaire santé mais au contraire de maintenir son taux de participation aux cotisations. L’objectif n’est pas de faire une opération de réduction de coût, mais d’harmoniser les régimes de santé », indique Cécile Tricon-Bossard.

Les retraités en question

Mais un autre sujet ferait débat auprès des organisations syndicales. Dans le cadre de l’accord dénoncé, les retraités de Natixis SA bénéficient d’une participation employeur aux frais de complémentaire santé. Or, à partir de 2018, cette disposition ne serait désormais plus applicable aux futurs retraités.    

Un appel d’offres à venir

Toujours est-il que le temps presse. Car si les discussions portent aujourd’hui sur le niveau des prestations et la répartition du coût de cette complémentaire santé entre l’employeur et les salariés, il faudra ensuite déterminer quel organisme assurera et gérera ce nouveau régime, une fois l’accord conclu. De fait, un appel d’offres devrait être lancé dans les prochains mois. Selon nos informations, plusieurs acteurs du marché seraient déjà dans les starting-blocks.   



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