Rendements 2014 des bancassureurs : le charme discret des taux modestes

Par LA RÉDACTION 
Publié le : 23/02/2015  Document paru le : 23/02/2015 

taux de rendement | fonds en euros | rendement

Les bancassureurs sont parmi les derniers à annoncer les taux de rendement des fonds en euros de leurs contrats d’assurance vie, qui s’avèrent souvent inférieurs à la moyenne de 2,50% en 2014, selon la FFSA. La baisse atteint même parfois 0,50 point par rapport à 2013. Et pourtant, il ne se passera rien ou presque : les millions d’épargnants clients des banques sont une clientèle captive, peu sensible aux taux et peu encline à filer à la concurrence.

Découvrez notre tableau des taux de rendement 2014 des bancassureurs, accompagné des commentaires de Cyril Blesson, corédacteur des Cahiers de l'épargne-Pair conseil. Retrouvez l'intégralité de l'article «Le charme discret des taux modestes» dans l'Argus du 27 février.

 

 

Interview de Cyril Besson, corédacteur des Cahiers de l'épargne, associé de Pair Conseil et enseignant à Paris-Dauphine : «Les rendements actuels ne sont pas alignés sur les taux d’intérêt des obligations»

Livret A, plan d’épargne logement ou assurance vie, quelle est la priorité des banquiers ?
Avec l’afflux de liquidités provenant de la Banque centrale européenne, les banques sont moins focalisées sur l’épargne de bilan, qui est  de toute façon pénalisée par la baisse des taux d’intérêt de court terme et par la fiscalité. D’où cette orientation du marché de l’épargne  depuis deux ans vers l’assurance vie. Aujourd’hui, avec le rebond des marchés d’actions, les bancassureurs s’orientent vers les unités  de compte, qui sont des produits à marge plus élevée.

Les taux des fonds en euros des réseaux bancaires ont beaucoup baissé. Pourquoi ?
Il y a sans doute une question de réactivité de la clientèle : les clients retail sont peut-être moins sensibles à la baisse des taux que les  clients patrimoniaux, plus attentifs aux taux et prompts à aller à la concurrence. Les taux devraient poursuivre leur baisse en 2015, car
les rendements actuels ne sont pas alignés sur les taux d’intérêt des obligations, qui devraient rester très bas, au moins jusqu’à fin 2016.
Propos recueillis par Carole Molé-Genlis

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