La cartographie des grands risques 2013 d’AGCS

Par GÉRALDINE VIAL 
Publié le : 31/01/2013  Document paru le : 31/01/2013 

catastrophes naturelles | Allianz | incendie

Le « Risk Barometer » 2013 d’Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) révèle que les trois principaux risques, pour les entreprises, sont l’interruption d’activité, les catastrophes naturelles et les incendies.

 

Quand on les interroge sur ce qui constitue leurs principaux risques, les grandes entreprises n’hésitent guère. C’est l’interruption d’activité et la rupture de chaîne logistique qui arrive en tête (46% des réponses), suivie par les catastrophes naturelles (44%) et les incendies et explosions (31%).

 

 

 

L’enquête a été réalisée en octobre 2012 par Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) auprès de 529 spécialistes des grands risques dans 28 pays.

La hiérarchie des risques est globalement inchangée que l’on se situe en Amérique, en Europe ou en Asie.

En 2011, c'était le risque de récession économique qui arrivait en tête.

 

 

 

En France, le risque « cat nat » n’arrive qu’en quatrième position (22% des réponses), derrière l’interruption d’activité (40%), les incendies et explosions (32%) et le risque de défaut en série (30%), entrainant des retraits de produits du marché.

 

 

 

Pour les spécialistes d’AGCS, le fait que l’interruption d’activité – assez mal appréhendée, comme l’a révélé le passage de l’ouragan Sandy sur New York – arrive systématiquement en tête n’est que le reflet d’une gestion de plus en plus à flux tendus, notamment des chaines logistiques, qui permet certes de réduire les coûts mais accroit aussi la vulnérabilité des entreprises, ce dans un contexte d’interdépendance croissante. Pour les assureurs, il est donc de plus en plus crucial d’obtenir des informations adéquates de leurs clients sur la gestion de leur risque logistique, leur degré de dépendance à leurs principaux fournisseurs… Le risque de défaut d’approvisionnement est particulièrement marqué dans les domaines de l’automobile et des semi-conducteurs.

 

Parallèlement, la croissance des actifs assurés augmente mécaniquement l’effet dévastateur des grands évènements naturels. Les demandes d’indemnisation liées aux « cat nat » ont ainsi été multipliées par 15 au cours des 30 dernières années. Faute de mesures correctives appropriées, les choses iront de mal en pis si rien n’est fait. Ainsi, selon AGCS, les dégâts économiques liés à méga-ouragan qui dévasterait New York se chiffreraient en trillions de dollars en  2050. L’ouragan Sandy, qui n’était pourtant pas considéré comme majeur, a causé des pertes économiques bien plus importantes que prévu, de l’ordre de 25 Md$, précisément parce qu’il est passé sur New York et qu’il a contraint les entreprises à interrompre leur activité.

 

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