Filiassur, un modèle économique à part

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En quatre ans d'existence, la société de courtage a enregistré un fort développement grâce à un positionnement sur des produits de niche vendus par téléphone. Après l'Espagne, Filiassur souhaite se développer en Italie et au Portugal.
L'une des forces de Filiassur est son centre d'appels havrais, qui teste les argumentaires de vente, avant de faire appel à des sous-traitants.
L'une des forces de Filiassur est son centre d'appels havrais, qui teste les argumentaires de vente, avant de faire appel à des sous-traitants.
FOTOLIA

Le discret Filiassur a décidé de sortir de sa réserve. Créé en 2007 par deux anciens cadres de SPB et un dirigeant d'une société de télémarketing, ce courtier, qui n'avait jamais communiqué jusqu'à présent, vient d'annoncer son implantation prochaine en Italie et au Portugal. Depuis 2009, il est déjà présent en Espagne, et son modèle économique très particulier semble aussi bien fonctionner outre-Pyrénées qu'en France.

 

Des produits simples en marque blanche

Au total, le chiffre d'affaires de Filiassur, qui est passé de 2,5 millions d'euros en 2008 à 7 millions en 2009, devrait atteindre 15 millions en 2010. La société de courtage compte 100 000 assurés, dont 30% en Espagne. « En France, nous figurons parmi les 15 premiers courtiers d'assurance », s'enorgueillit Jean-Marie Evrat, l'un des trois cofondateurs, en charge du marketing et du développement commercial.

Filiassur vend uniquement des contrats d'assurance au téléphone. Il s'agit de produits très simples, portés par des assureurs partenaires (Generali, Société générale assurances, Groupama...), ne comportant ni franchise ni exclusion, et ne dépassant pas 260 à 280 € de primes par an. La société opère uniquement en marque blanche pour le compte d'enseignes de la grande distribution, de banques, d'opérateurs de téléphonie, de clubs de fidélisation (de type France Loisirs) et de fournisseurs d'accès à Internet. Filiassur ne souhaite pas divulguer leur nom, de peur qu'ils partent chez les concurrents. « Nos produits sont proches de ceux proposés en inclusion dans les cartes bancaires », reconnaît Denis Bizien, le troisième larron, spécialisé dans la gestion des produits.

 

Un oeil tourné vers les Amériques

« Nous ne proposerons jamais d'assurance auto ou multirisque habitation », explique encore Jean-Marie Evrat. En fait, 80% de la production proviennent d'une garantie hospitalisation, vendue sans examen médical et sans délai d'attente. « Nos téléconseillers disposent d'à peine quinze minutes pour expliquer et vendre », souligne Brice Jammet, autre cofondateur, chargé de la gestion de la relation client. Filiassur dispose d'un centre d'appels au Havre pour tester les argumentaires et contrôle la qualité des appels sous-traités à des prestataires grâce à un système de reporting.

Enfin, le courtier réfléchit à s'installer au Mexique ou au Brésil, un changement de dimension qui nécessiterait l'entrée d'un investisseur au capital. D'où l'intérêt de communiquer aujourd'hui, histoire d'attirer l'attention...

CHIFFRES CLÉS

  • 100 000 assurés (soit 70% en France et 30% en Espagne)
  • 15 M€ de chiffre d'affaires prévus en 2010
  • 10 000 nouveaux contrats en moyenne par mois en France
  • 250 salariés, dont 50 télévendeurs au Havre.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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