L'effet Scellier profite à l'Union financière de France
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Pour l'Union financière de France (UFF), la réduction des avantages fiscaux liés au dispositif Scellier constitue une bonne affaire pour l'instant. La banque spécialisée dans le conseil en gestion de patrimoine a vu ses commissions immobilières bondir de 81% en 2010 ! Pour être sûr de pouvoir déduire 25% (un taux réduit à 12,5% au 1er janvier) du montant de leur bien pendant neuf ans (à condition de le louer durant cette période), les investisseurs se sont dépêchés de signer chez le notaire.
Des bénéfices en hausse de 69% en 2010
L'UFF a d'autant plus bénéficié de cet effet d'aubaine que la part de l'activité immobilière (immobilier direct, SCPI) est passée de 30 à 41% de sa collecte brute. Devant l'assurance vie (34% de la collecte), les valeurs mobilières (Sicav, FCP) (16%) et la clientèle entreprises (PEE, PES, Perco, articles 83 et 39 ; 9%). Cette performance dans la pierre explique en partie les bons résultats 2010 de l'UFF, présentés le 9 février. Son produit net bancaire a enregistré une hausse de 20%, pour atteindre 179,7 millions d'euros. Quant aux bénéfices, après un recul de 31% en 2009, ils ont augmenté de 69% en 2010, à 35,9 millions.
Une confiance dans le maintien du Scellier
Mais maintenant que les réductions fiscales ont été mises en place, le gestionnaire de patrimoine, qui est détenu à 74,3% par Aviva et qui est coté en Bourse depuis 1987, ne risque-t-il pas de subir un retour de bâton ? « Contrairement à la prime à la casse, les dispositifs Scellier continuent à exister, rappelle Martine Simon-Claudel, directrice générale déléguée de l'UFF. Sans oublier que la réduction passe de 25% à 22% pour les bâtiments basse consommation. Enfin, depuis deux ans, les Français sont à la recherche d'une épargne sûre, et l'immobilier leur offre cette sécurité. »
Coup de pouce sur la salaires
L'UFF, qui emploie 1 100 salariés, a décidé d'augmenter la rémunération fixe de ses 814 commerciaux. Et pour cause : le gestionnaire de patrimoine connaît un turnover de 10% sur cette population. Or, non seulement il faut compter un an avant qu'un conseiller soit opérationnel, mais les deux tiers des nouveaux embauchés ne sont pas retenus à l'issue de leur période d'intégration, soit parce qu'ils ne veulent pas rester, soit parce qu'ils n'ont pas un niveau suffisant.
Les français cherchent une épargne sûre depuis deux ans. L'immobilier apporte cette sécurité.
Martine Simon-Claudel, directrice générale déléguée de l’UFF







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