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Rendez-vous de septembre 2016 : la réassurance en quête d'opportunités

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La 60e édition des Rendez-vous de septembre de Monte-Carlo, qui se tient du 10 au 15 septembre 2016, marque le coup d'envoi des négociations tarifaires en réassurance dommages en vue des renouvellements du 1er janvier 2017. Dans un contexte difficile depuis 2011, la réassurance mondiale s'efforce de défendre sa solvabilité.

E-DOSSIER  

La réassurance mondiale se donne rendez-vous à Monaco. Pour sa 60e édition, les Rendez-vous de septembre de Monte-Carlo rassemblent cette année un peu plus de 2800 participants issus de 81 pays. Durant cinq jours, réassureurs, assureurs (cédantes) et courtiers se concentrent sur le Rocher en vue d’entamer les discussions tarifaires sur les traités de réassurance dommages (catastrophes, property casualty, specialty lines) appelés à être renouvelés au 1er janvier 2017. Négociations qui se poursuivront dans quelques semaines à Baden-Baden, puis jusqu’en décembre, date à laquelle les prix des traités se fixent définitivement.

La non-vie, l'essentiel de l'activité des réassureurs

La réassurance mondiale, qui a généré l’an dernier près de 240 Md$ de primes, ne pèse que 5% des primes d’assurance au niveau international, lesquelles s’établissent à 4 554 Md$. Dans le détail, 72% de l’activité de la réassurance provient du non-vie alors que le dommages, proportionnellement, ne concerne que 44% du chiffre d’affaires de l’assurance.

Reste qu'en l’espace d’un an, les fondamentaux économiques des réassureurs n’ont guère changé : une offre supérieure à la demande du fait de grosses capacités à la fois dans le bilan des réassureurs et dans les capitaux alternatifs (« cat bonds », ILS…), des cédantes qui conservent plus de rétention, une pression tarifaire de l’assurance directe ainsi que des rendements financiers faibles compte-tenu de l’environnement de taux bas.

Face à cela, les multiliners (Munich Re, Swiss Re, Hannover Re, Scor...) tentent de s'adapter : sélection accrue des risques, identification des zones attractives et diversification du portefeuille entre la vie et la non-vie en vue de bénéficier d'une réduction du besoin en capital et de la volatilité.

 


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