2017, plus calme que 2016 ? Pas sûr ...

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Olivier Baccuzat<br>Rédacteur en chef<br>olivier.baccuzat@infopro-digital.com
Olivier Baccuzat
Rédacteur en chef
olivier.baccuzat@infopro-digital.com
Laetitia Duarte
MAGAZINE  

Le monde de l’assurance avait débuté 2016 avec quelque appréhension, en raison notamment de l’entrée en ­vigueur des deux gros « morceaux » réglementaires que constituaient la généralisation de la complémentaire santé, dans le cadre de l’ANI, et la mise en œuvre de Solvabilité 2. Le début de 2017 sera-t-il plus paisible ? C’est loin d’être sûr, ce nouvel exercice démarrant lui aussi avec son lot d’incertitudes.

Sur la planète finance, tout d’abord. Pas une semaine ne s’écoule sans qu’on ne s’alarme du (trop) faible niveau des taux d’intérêt, à l’image des appels à la prudence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), dont les pouvoirs viennent d’être renforcés, afin de parer à tout risque systémique. Début décembre, l’agence de notation Moody’s a d’ailleurs abaissé – de stable à négative – la perspective des assureurs vie au niveau mondial, s’inquiétant de l’impact des taux bas et du « yoyo » des ­marchés sur leur rentabilité. Mais que fit la Banque centrale européenne (BCE), quelques jours plus tard ? Elle maintint ses taux directeurs inchangés, davantage soucieuse, dans un contexte de faible croissance et d’instabilité politique, de stimuler les économies européennes. Ce qui est somme toute ­logique, mais ne fait pas pour autant les affaires des assureurs. La question du niveau des taux bas et, par ricochet, de l’érosion des placements des organismes d’assurance va donc encore nous occuper pour un bon bout de temps.

À défaut de trouver de la stabilité sur le plan mondial, en trouvera-t-on à notre petite échelle ? Là encore, ce n’est pas gagné. D’abord, parce que dans l’actualité européenne, des sujets réglementaires en chassent d’autres (Priip’s, DDA, etc.). Ensuite, parce qu’à l’attaque d’une année présidentielle, on ne peut jamais jurer de rien, tant l’inventivité des candidats – extrêmement nombreux pour l’instant – peut être sans borne. On a, ces dernières semaines, beaucoup parlé d’assurance santé et de protection sociale. Mais ce n’est pas le seul enjeu.

La rédaction de l’Argus vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous le 13 janvier pour le premier numéro de 2017.

Il faudra aussi surveiller la fiscalité. Regardez ce qui se passe sur le marché IARD (voir aussi pages 8 à 10). Le 1er janvier prochain, la tendance générale sera à la hausse en raison d’une forte sinistralité, mais aussi parce que les taxes pesant sur les contrats Auto et MRH sont en forte augmentation. Passons celle de la contribution annuelle au Fonds de garantie des victimes des actes de Terrorisme. Elle est, par essence, exceptionnelle et la triste conséquence, hélas, de la vague ­d’attentats qui a frappé la France ces deux ­dernières années. L’augmentation de la taxe ­spéciale sur les contrats d’assurance (TSCA) ­portant sur la protection juridique (+ 7,3 %) est bien le fait, en revanche, du pouvoir politique, toujours prompt à taxer pour financer une ­dépense nouvelle. La ficelle est un peu grosse ? Oui. Mais ça n’est pour autant que le prochain gouvernement n’y cédera pas.



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article extrait de l’argus de l’assurance

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