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Economie collaborative : un passage obligé pour les assureurs… même sans profit immédiat

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Le secteur de l’économie collaborative connaît des courbes de croissance alléchantes, mais la faiblesse des primes récoltées comme le caractère temporaire des risques laissent perplexes les assureurs. Pourtant, l’assurance a intérêt à s’y engager dès à présent. Telle est la conviction des intervenants de l'atelier sur l'économie collaborative organisé aux Rencontres de l’Amrae 2016.

Olivier Willems, directeur en charge du développement chez Generali, lors de l'atelier «Comment l'économie de partage bouleverse t-elle le modèle d'échange ?» des Rencontres de l'Amrae 2016.
Olivier Willems, directeur en charge du développement chez Generali, lors de l'atelier «Comment l'économie de partage bouleverse t-elle le modèle d'échange ?» des Rencontres de l'Amrae 2016.
© STEPHANE OLIVIER

Aux Rencontres de l’Amrae, qui se tiennent ces 3 et 4 février, l’atelier sur l’économie collaborative a accueilli un public varié : des risk-managers considérant l’économie collaborative comme un levier de croissance pour leur entreprise, une juriste en droit de la consommation, des start-uppers ou encore un membre du marché du Lloyd’s. L’économie collaborative est un sujet qui interpelle.

« C’est une opportunité passionnante pour nous, car l’assureur reprend son importance, en soutien d’une nouvelle économie, assure Olivier Willems, directeur en charge du développement chez Generali. Certaines start-ups ne peuvent se développer que si elles trouvent une solution d’assurance. » Mais ce professionnel modère aussitôt ce constat. « C’est un marché qui reste assez marginal : nous ne ferons pas notre croissance sur ce marché en 2017. » Pour l’assureur, l’économie collaborative est un modèle à primes faibles, avec des risques temporaires et très ciblés. « A court terme, l’économie collaborative est un investissement en capital et en prise de risque, résume-t-il. Faut-il pour autant attendre avant de se lancer ? La réponse est clairement non car l’économie collaborative est une tendance de fond. »

Apprentissage des nouveaux usages

Elle est aussi au croisement de trois problématiques actuelles du secteur : la couverture des usages, l’assurance temporaire et l’assurance embarquée dans les biens et les services. « C’est un marché qui va impacter nos marchés traditionnels en tant qu’assureur, précise-t-il. En automobile et en multirisque habitation, nous allons devoir prendre en compte que le bien de notre assuré est loué dix fois par an, par exemple. » Olivier Willems assure que l’assurance doit se placer dans une position d'apprentissage des nouveaux usages de l’économie collaborative.

Un secteur à modeler

Paradoxalement, la jeunesse de ces entreprises est une opportunité pour le secteur de l'assurance. « Lorsque l'assureur est face à une entreprise plus classique, il s'adapte à des risques donnés et il fait face à un modèle éprouvé, commente David Vigier, risk-manager d'Europcar International. Avec l'économie collaborative, il a opportunité de se glisser très tôt dans le modèle construit par la start-up. » Chez Gras Savoye, François Bucchini, responsable de l'activité affinitaire et risques spéciaux, témoigne ainsi avoir parfois modifié le process d'une start-up pour la rendre plus assurable. Par exemple, en protégeant la localisation d'un internaute qui propose une prestation à son domicile. Mais cette jeunesse a aussi un inconvénient pour l'assureur. Mathieu Heslouin, lui-même entrepreneur avec la startup Voulezvousdîner SAS (plateforme spécialisée dans les repas chez l'habitant) rappelle que sur un portefeuille de dix start-ups, cinq réussissent. Mais deux le font très bien et trois affichent une croissance faible, voire pas de croissance.

 


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1 réaction

jjleon | 08/02/2016 - 18H18

Pour assurer, il faut des entreprises bien portantes !

Cela fait plusieurs décennies que les gouvernements veulent organiser l’économie.

Comment faire peiner une activité ? En l'imposant trop.

Là où un gouvernement intervient (via les impôts), une, puis deux, puis x sociétés (entreprises), puis la société civile peinent. Certaines entreprises disparaissant parfois.

Chez nous (en France) le gouvernement a commencé par les entreprises (sociétés, artisans, etc. ) et asphyxie les individus qui essayent de survivre correctement en invoquant une « égalité » ! Et quelle égalité ? Celle de l’asphyxie.

Le pire est que le gouvernement trouve un accord à cela auprès des premiers asphyxiés qui essayent ou espèrent ainsi survivre. Cela revient à dire de la part de ces entreprises : « Vous nous asphyxiez beaucoup plus que vous n’asphyxiez les autres : n’est-ce pas injuste ? Asphyxiez-les aussi ! »

Un panier de crabes…

Notez que je ne parle pas d’un parti politique précis au pouvoir. Mon observation est presque intemporelle en ce sens.

La solution à une telle situation passe par l’utilisation du système monétaire et bancaire, et par l’utilisation de l’augmentation partielle de la masse monétaire en circulation. Le système de mise en circulation d'argent frais est assez simple à faire avec l'organisation bancaire actuelle, tout en conservant cette organisation (en l'arrangeant peut-être un peu), mais ne sera jamais, jamais, jamais, jamais réalisé par les banquiers internationaux actuels.

Le système actuel des prêts bancaires, même à taux zéro ou négatif ne suffit pas non plus : une fois le capital remboursé, l’argent n’existe plus.

…En fait la présentation officielle du système bancaire international, en vigueur en France, ne permet pas à la population de comprendre vraiment comment elle se fait asphyxier. L'entrepreneur qui réussit ne s'y intéresse pas : il fonce ; l'entrepreneur qui a échoué cherche une autre activité, une autre manière de réussir, ou jette l'éponge ; le chômeur est vite abattu ; mais que ce soit l’homme de la rue, la femme de ménage, les gens d’affaires, beaucoup pressentent, savent intuitivement au fond d'eux mêmes que quelque chose de fondamental ne va pas ; mais quoi, et comment le démontrer ? (…)

Bien sûr les banquiers ne le diront pas ! Et le experts non plus, car ils sont formés par les écoles officielles, ils croient savoir.

Pour illustration de ce tout dernier point, le prix du meilleur économiste mondial (prix Nobel d’économie) est décerné et financé par… la banque de Suède. Comme c‘est bizarre …

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