Un monde de plus en plus risqué

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L’instabilité notamment politique qui frappe aussi bien les pays émergents que les économies développées se traduit par une aggravation des risques, selon l’étude mondiale sur la gestion des risques 2017 d’Aon.

Le leader mondial de la gestion des risques a établi un nouveau classement des risques les plus craints dans le monde sur la base des réponses de 1843 entreprises interrogées fin 2016.
Le leader mondial de la gestion des risques a établi un nouveau classement des risques les plus craints dans le monde sur la base des réponses de 1843 entreprises interrogées fin 2016.

Des risques au plus haut et des niveaux de préparation au plus bas. Telle est en somme la conclusion de l’étude mondiale sur la gestion des risques en 2017 diligentée par le courtier Aon. Le leader mondial de la gestion des risques a établi un nouveau classement des risques les plus craints dans le monde sur la base des réponses de 1843 entreprises interrogées fin 2016. Sans surprise, les atteintes à la réputation et à la marque restent dans le haut du panier. Alors que les produits défectueux, les pratiques commerciales frauduleuses et la corruption demeurent de grandes menaces pour la réputation, l’influence des réseaux sociaux s’est énormément accrue, ce qui rend les entreprises plus vulnérables.

Percée du risque politique

Les attaques cyber qui font régulièrement la une des journaux passent de la neuvième à la cinquième place dans le classement, intégrant ainsi la longue liste des causes habituellement susceptibles de provoquer de coûteuses interruptions d’activité. La cybercriminalité est même devenue la principale inquiétude des entreprises d’Amérique du Nord. Un phénomène qui s’explique entre autre par l’augmentation de la fréquence des cyberattaques ainsi que par la complexification des plans d’intervention à cause de la réglementation et des obligations de déclaration. La remontée la plus remarquable est cependant à mettre au compte des risques politiques. Précédemment classés en quinzième position ils montent en neuvième position. Cela alors que l’état de préparation estimé à 39 % des entreprises en 2015 n’atteint plus que 27 %. Les pays développés, traditionnellement synonymes de stabilité politique, sont maintenant associés à l’instabilité et à l’incertitude. Les entreprises s’en inquiètent, en particulier celles implantées dans les marchés émergents.

Peur sur les robots

Le dernier risque remarquable ne fait pas encore partie du top 10 mais il pourrait bien y être en 2020. Avec l’introduction et l’adoption récente de nouvelles technologies telles que les drones, les voitures sans chauffeur ou la robotique perfectionnée, les entreprises prennent davantage conscience des risques liés à l’innovation technologique. A tel point que beaucoup font le pari que ce risque actuellement en vingtième position pourrait devenir une priorité dans les prochaines années.

Top 10 des risques 2017, selon le courtier Aon :
1. Atteinte à la réputation / la marque
2. Faiblesse de la conjoncture économique
3. Durcissement de la concurrence
4. Evolutions législatives et réglementaires
5. Cybercriminalité
6. Difficulté à répondre aux attentes des clients
7. Difficulté à attirer ou garder les personnes les plus compétentes
8. Pertes d'exploitation non consécutives à des dommages matériels
9. Risques politiques
10. Responsabilité civile (y compris erreurs et omissions)


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