Affections de longue durée : près de dix millions de Français touchés

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9,9 millions de personnes affiliées au régime général de l'Assurance Maladie bénéficiaient en 2014 du dispositif des affections de longue durée (ALD), entraînant une prise en charge totale des soins en lien avec l'affection par la sécurité sociale. Un nombre qui a bondi d’un tiers en seulement dix ans.

9,9 millions de Français sont touchés par une affection de longue durée, un chiffre voué à croître continuellement.
9,9 millions de Français sont touchés par une affection de longue durée, un chiffre voué à croître continuellement.

Un Français sur six souffre d’une affection de longue durée (ALD). Ce chiffre est rappelé par l’Assurance maladie, à l’origine de la publication des données annuelles relatives aux bénéficiaires du dispositif des ALD : les soins en lien avec l'affection sont alors intégralement pris en charge par la Sécurité sociale (exonération du ticket modérateur).

L’année 2014 a vu plus de 200 000 personnes rejoindre ce régime : 9 863 680 patients étaient ainsi exonérés au titre d’une ALD. Principales affections concernés : les diabètes de type 1 et 2 (2,4 millions de personnes), les tumeurs malines (2 millions), les affections psychiatriques de longue durée (1,2 million) et les maladies coronaires (1,1 million).

Hausse ininterrompue depuis plus de dix ans

Plus que ces chiffres annuels, c’est la tendance de ces données qui interpelle. Le nombre de personnes exonérées du ticket modérateur au titre d’une ALD a bondi de 50% depuis 2004, année pour laquelle 6,5 millions de bénéficiaires du dispositif étaient recensés.

Cette augmentation n’est par ailleurs pas prête de se ralentir dans les prochaines années : une note du Trésor publiée début 2015 projetait qu’un Français sur cinq (et non plus sur six) soit touché par une ALD d’ici 2025, soit 13,2 millions de personnes. L’augmentation et le vieillissement de la population expliquent, en sus de l’augmentation de la prévalence des pathologies classées ALD, cette hausse ininterrompue.

Cette même note avait par ailleurs mécontenté le gouvernement, suggérant un «abandon du dispositif ALD» au profit d’un autre «qui fixerait la participation de l'assurance maladie en fonction du niveau de dépense du patient ».
 



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