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Afrique : les assureurs disposent enfin des ressources qui leur permettent de jouer leur rôle (Interview)

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Quelques semaines après avoir été porté à la présidence de la Fanaf, Adama Ndiaye, qui est également président du conseil d’administration de la compagnie sénégalaise Asma Vie, revient pour l’Argus de l’assurance sur les grands chantiers qui attendent cette fédération représentant les dirigeants de 189 sociétés d’assurances de 28 pays africains.

Amada Ndiaye, président de la Fanaf.
Amada Ndiaye, président de la Fanaf.
Fanaf

Quels sont les dossiers prioritaires de la Fanaf?

Nous œuvrons de concert avec la Confédération interafricaine des marchés de l’assurance (Cima), qui regroupe 14 pays de la zone franc. L’amélioration des cadres juridique et réglementaire constitue notre priorité. A cet égard, deux importantes réformes viennent d’être bouclées et doivent être adoptées d’ici quelques jours. La première porte sur le système d’indemnisation des préjudices corporels résultant des accidents de la circulation routière. Le dispositif existant est amélioré par l’instauration de mécanismes permettant une prise en charge plus rapide des victimes et une indemnisation plus conséquente. La seconde réforme instaure un contrôle plus rapproché et une meilleure transparence dans la communication financière des sociétés. Enfin, d’ici la fin de l’année, une troisième réforme importante doit être finalisée avec la tutelle. Elle porte sur la réglementation de l’activité de réassurance. L’objet est de contrôler l’implantation et de cerner la solvabilité des réassureurs qui opèrent dans notre espace.

 

Trois ans presque jour pour jour après l’adoption, le 11  avril 2011, de la réforme des règles de souscription et d’encaissement des primes, la situation financière des compagnies s’est elle définitivement assainie ?

La réforme de l’article 13 du code Cima est sans nul doute l’une des plus importantes qu’a connue notre secteur. Elle a mis un terme aux pratiques de l’assurance à crédit. Avant l’adoption de cette réforme, les arriérés de paiement représentaient en moyenne 55% du chiffre d’affaires du secteur !  A la fin de l’année 2014, ils devraient représenter moins de 3%. Désormais, les assureurs disposent des ressources qui leur permettent de jouer leur rôle. Il faut souligner que cette réforme n’a pas empêché le secteur de se développer. En 2012, première année de pleine application de la réforme, le chiffre d’affaires enregistré dans la zone Cima a augmenté de 11%, soit 1,1 Md€.

 

Comment évolue justement le marché dans la zone Cima ?

Son dynamisme est porté par la branche vie, qui, malgré sa modestie relative, a enregistré une progression moyenne de 9,6% par an au cours des 15 dernières années, pour atteindre un chiffre d’affaires de 343 M€ en 2012. Les autres branches importantes sont l’automobile (304 M€), les accidents corporels et la maladie (195 M€) et l’incendie (129 M€). Bien que significatives, ces évolutions sont loin de refléter le potentiel de cet espace qui tend à ancrer la culture de l’assurance dans les mœurs des populations.


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