Agnès Buzyn lance une nouvelle stratégie nationale de santé

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Le gouvernement travaille déjà sur les contrats type de complémentaire santé au titre de la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, une des quatre grandes priorités de la stratégie nationale de santé annoncée lundi 18 septembre par la ministre des Solidarités et de la Santé.


Ministère des Solidarités et de la Santé

« Donner un cap à moyen terme » : tel est, selon Agnès Buzyn, l’objectif de la stratégie nationale de santé (SNS) annoncée lundi 18 septembre à l’occasion d’une conférence de presse au ministère des Solidarités et de la Santé. Alors que le diagnostic de l’état de santé de la population et de ses déterminants de santé vient d’être posé par un rapport du Haut conseil de la santé publique, cette stratégie devra être formalisée rapidement, comme le prévoit la loi santé de 2016 – elle-même issue de la première stratégie nationale de santé lancée en 2013 par le Premier ministre d’alors, Jean-Marc Ayrault.

Un décret avant la fin de l'année

Après une phase de concertation pour définir les grandes orientations avec les principaux représentants du secteur de la santé, des élus et des usagers en octobre et novembre, puis une consultation publique pour identifier les propositions en novembre, un décret formalisera la nouvelle stratégie d’ici fin 2017, comme le prévoit la loi santé. Sa mise en œuvre interviendra dès le premier semestre 2018, d’une part par des projets régionaux de santé définis par les Agences régionales de santé (ARS) et, d’autre part, par des plans et programmes au niveau national.

Un plan d’accès aux soins en octobre

Certaines mesures pourraient toutefois être dévoilées avant l’an prochain, puisque Mme Buzyn, a annoncé la présentation en octobre d’un « plan pour répondre au défi de l’accès aux soins », dans le cadre de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé, une des quatre grandes priorités de la stratégie nationale de santé. « Il s’agit de passer d’un système en silo à un système centré sur les besoins des patients, avec des parcours organisés au niveau du territoire », a expliqué la ministre.

Les contrats type à l’ordre du jour

C’est au titre de l’accès à la santé que pourraient figurer certains projets déjà connus concernant les organismes complémentaires. Interrogée sur les contrats types de complémentaire santé voulus par M. Macron, Mme Buzyn a indiqué que « le ministère commence à y travailler » et que le sujet serait abordé dans la SNS au titre de l’accès aux soins. En réponse à une autre question sur la promesse de tendre vers un reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse, Mme Buzyn a donné une réponse analogue, indiquant que le sujet des restes à charge relevait aussi de l’accès aux soins.

Tout est ouvert pour les complémentaires

Une autre priorité de la stratégie nationale de santé est « la prévention et la promotion de la santé, tout au long de la vie et dans tous les milieux ». Une thématique qui figurait au cœur de la feuille de route de Mme Buzyn au printemps. A la question de savoir s’il y aurait une ouverture vers les organismes complémentaires sur cette thématique de la prévention, Mme Buzyn a répondu que « tout est ouvert ». « Ce qui compte, c’est que le virage de la prévention soit pris et financé », a-t-elle ajouté.

Troisième priorité de la SNS, « la nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins ». Une orientation jugée cruciale, non seulement pour mieux répondre aux besoins des patients, mais aussi pour assurer la pérennité du système de santé et sa soutenabilité économique. Mme Buzyn a souligné la nécessité de réfléchir à « l’évolution de la tarification à l’activité qui doit mieux prendre en compte les parcours, la qualité et la pertinence des soins ». Enfin, le quatrième axe de la SNS sera l’innovation, « sous toutes ses formes : organisationnelle, médicale, technologique, numérique ». Là encore, Mme Buzyn a promis de « mieux associer les patients, les usagers et les professionnels qui sont les premiers concernés par ces évolutions, par exemple en matière de télémédecine et d’objets connectés ».
 



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