Assurance maladie : les maladies chroniques poursuivent leur progression

Par - Publié le

,

D’ici à 2020, 580000 personnes supplémentaires auront moins une pathologie, un traitement au long cours, une maternité ou une hospitalisation ponctuelle.

L’explosion des maladies chroniques est souvent pointée comme le principal facteur de hausse des dépenses de santé. La cartographie médicalisée des dépenses de santé, présentée mercredi 31 mai par l’Assurance maladie (Cnamts), révèle des tendances durables en la matière. Basée sur des données de 2015, cette cartographie a étudié les soins consommés par les 57 millions de bénéficiaires du régime général, dans la continuité d'une précédente étude.

Pour 20 millions de personnes (35% de la population), le recours aux soins témoigne de l’existence d’une pathologie spécifique, fréquemment chronique, ou de la prise d’un traitement médicamenteux spécifique au long cours (plus de trois délivrances dans l’année. En prenant en compte les maternités, les hospitalisations ponctuelles et certains traitements antalgiques ou anti-inflammatoires chroniques, ce sont 26 millions de personnes (45%) qui recourent de façon significative au système de soins. Pour les 31 millions d’assurés restants, la consommation de soins relève de soins courants, à hauteur de 13,5 Md€

Explosion du diabète
Par ailleurs, la Cnamts a pour la première fois établi des projections de l’évolution du nombre de personnes concernées par grande pathologie ou par traitement entre 2016 et 2020. Les résultats apparaissent contrastés. Le nombre de personnes prenant des traitements psychotropes ou des traitements du risque cardiovasculaire va reculer respectivement de 8% et de 6%. Inversement, dans le cas du diabète, on verrait le nombre de personnes concernées par cette pathologie augmenter de 12%, soit plus de 450 000 patients supplémentaires faisant passer les effectifs à plus de 4 millions en 2020, justifiant ainsi les actions conduites en termes de prévention et de maîtrise médicalisée.
Au total, la Cnamts estime que d’ici à 2020, 580 000 personnes supplémentaires auront au moins une pathologie, un traitement au long cours, une maternité ou une hospitalisation ponctuelle. Des chiffres qui toutefois être pris avec prudence, tempère-t-elle. Les estimations reposent sur les tendances d’évolution démographique modélisées par l’Insee, et projettent pour les années à venir un maintien des tendances épidémiologiques observées aujourd’hui.

 

 


 

 

 

 

 



Effectuer une autre recherche

Rechercher