Auto, MRH, santé : pas de baisse des tarifs en vue en 2014 (Gema)

Par - Publié le

,

,

,

,

,

,

Qu’ils soient réglementaires, législatifs ou économiques, les sujets ne manquaient pas au menu de la traditionnelle conférence de presse de rentrée du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema), organisée ce 26 septembre. L’occasion aussi de livrer les premières tendances de marché pour 2013 en auto, MRH et assurance vie. Et d'esquisser les évolutions tarifaires à venir.

 

C’est une certitude : la baisse des tarifs n’aura pas lieu en 2014. Gérard Andreck, président du Gema, est resté catégorique sur ce sujet. Les premiers signes envoyés par le marché ces derniers mois, à l’instar de la Maaf (remise exceptionnelle en auto) et de la Maif (gel des tarifs auto 2014), sont «la conséquence de résultats techniques et économiques enregistrés sur l’exercice 2012 et surviennent après une série de hausses». Et d’ajouter : «Ils n’anticipent pas les positions à venir des autres adhérents.»

Auto, MRH, santé : pas de baisse dans l’immédiat

Plus prudente, l’organisation professionnelle représentative des mutuelles d’assurance s’attend à une relative stabilité des prix, voire à une légère augmentation «proche de 2% mais pas au-delà» en assurance auto, conforme aux prévisions du cabinet d'études Fact & Figures. En revanche, pas de pause en MRH, bien que l’ampleur de la hausse devrait être inférieure à celle des années précédentes (entre 2,5% et 5%). Enfin, même constat en matière de complémentaire santé, où la hausse devrait se situer autour de 2,5% et 3% «si le gouvernement respecte ses engagements», précise Gérard Andreck.

Plusieurs raisons à cela. Les événements climatiques du printemps et de l’été ont sérieusement pesé sur les assureurs IARD. La preuve : 220 000 déclarations de sinistres ont été recensées au Gema entre le 15 juin et le 31 août, pour un total de 360 M€, dont 60% au titre de la MRH et 40% de l’auto. En assurance auto plus spécifiquement, l’indexation des rentes sur l’inflation, «qui, de façon récurrente, a augmenté nos charges chaque année», indique le président du Gema, pèse également sur la rentabilité technique des adhérents du Gema.

Loi consommation : résignation sur la résiliation

Parmi les dossiers législatifs du moment, le Gema n’espère plus faire plier le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, sur le principe de la résiliation à tout moment des contrats d’assurance auto, habitation et affinitaires. Quitte à afficher ouvertement sa résignation : «La réforme ne se discute plus», souligne Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général de l’organisation professionnelle. Et d’ajouter : «A terme, c’est une mesure qui va se retourner contre les consommateurs. Dans les pays où ce principe est en vigueur (Royaume-Uni, Canada, Pays-Bas), les prix ont fini par exploser. Rendez-vous dans quelques années.»

L’embellie de l’assurance vie

Le Gema s’est, en revanche, montré plus optimiste en assurance vie. Sur ce point, les mutuelles d’assurance affichent de meilleures performances que les autres acteurs, avec une collecte brute en hausse de 15% sur les huit premiers mois de l’année, contre +8% pour l’ensemble du marché. Sur les rachats, la baisse est de l’ordre de 13%, en ligne avec les évolutions du marché.

Parallèlement, le Gema s’est exprimé sur la volonté du gouvernement de favoriser le transfert des contrats euros vers des contrats plus investis dans l’économie réelle, dits «euro-croissance» ou «euro-génération». Ce nouveau compartiment de contrats investis directement en actions «devrait permettre aux assureurs d’avoir une politique financière plus ambitieuse» et ce, dans un environnement marqué la crise de la dette souveraine et des taux d’intérêt bas.

Solvabilité 2 : vote probable début 2014

Au sujet de Solvabilité 2, le Gema juge probable un vote du texte d’ici mars-avril 2014, soit avant la fin de la législature. «Lorsque qu’un petit pays tel que la Lituanie préside l’Union européenne, la Commission européenne dispose d’une plus grande latitude pour faire avancer le dossier», précise Yannick Bonnet, directeur comptabilité et finances au Gema. Et d’ajouter : «Le texte devrait passer, car les parlementaires ont aussi envie d’en finir.»

Deux départs en juin 2014

Interrogé sur une possible candidature à la vice-présidence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), poste laissé vacant par le départ de Jean-Philippe Thierry, annoncé le 30 août dernier, Gérard Andreck a indiqué qu’il ne serait pas candidat. Il devrait donc achever ses deux mandats à la Macif et au Gema en juin 2014. Autre départ annoncé en conférence de presse : l’actuel secrétaire général du Gema, Jean-Luc de Boissieu, quittera également ses fonctions à la même date.


Gérard Andreck

Gérard Andreck

Ancien président du groupe Macif et du Gema

Gérard Andreck est né le 16 juillet 1944 à Pamiers (Ariège).   Géologue. 1969-72 : rédacteur contentieux à la Macif. 1972 : chef de bureau de Roubaix, puis [...]

Lire la suite
Jean-Luc de Boissieu

Jean-Luc de Boissieu

Président du conseil d'administration de SMACL Assurances et Vice-président de Territoires d’avenir

Jean-Luc de Boissieu est né en 1949.   1976 : diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA), promotion Guernica. 1976-79 : En poste au bureau des placements et des investissements à la [...]

Lire la suite

Effectuer une autre recherche

Rechercher