Complémentaire santé : cadres et non-cadres de plus en plus égaux (étude Towers Watson)

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Cadres et non-cadres ont la même couverture santé dans 80% des grandes entreprises analysées par l'étude.
Cadres et non-cadres ont la même couverture santé dans 80% des grandes entreprises analysées par l'étude.

La 3e édition de l’étude Santé & Prévoyance du cabinet Towers Watson traduit un rapprochement croissant de la protection sociale complémentaire en entreprise entre cadres et non-cadres, puisque 80% des garanties «frais de santé» couvrent le collège «ensemble du personnel», contre 64% en 2006 et 73% en 2009. En termes de garanties pour la partie prévoyance, l’enquête montre qu’un complément du «capital décès» est prévu dans plus de six régimes sur dix. Cette garantie additionnelle prévue au contrat prend la forme soit d’une «rente d’éducation» (23%), soit d’une «rente du conjoint» (10%), soit des deux conjointement (30%). Pour des régimes dits «ensemble du personnel», le capital décès moyen pour un salarié avec deux enfants est de 450% du salaire annuel brut (SAB). Cette moyenne descend à 350% pour des régimes «non-cadres».

Un souci de maîtrise des coûts

Pour un meilleur contrôle des risques prévoyance, et notamment ceux liés à l’arrêt de travail, de plus en plus d’entreprises mettent en place différentes actions, comme des mesures de prévention des risques liés à l’activité professionnelle, des dispositifs d’aide au retour au travail après une longue période d’arrêt. Sont également instaurées des mesures d’aide aux salariés en détresse psychologique afin de limiter l’absentéisme ou encore la généralisation des diagnostics sur les risques psychosociaux. En santé, 43% des 108 entreprises participantes, représentant un million de salariés et presque trois millions de personnes protégées, incluent un réseau de soins afin de contenir les dépenses. Mais il n’en demeure pas moins que ces réseaux sont souvent sous-utilisés, indique l'étude Towers Watson.

L’ANI, toujours préoccupant

Alors que le panel du cabinet de conseil est composé de grandes entreprises, l’étude montre que celles-ci restent préoccupées par la généralisation de la complémentaire santé prévue par l’ANI. Towers Watson évoque le risque de voir se développer des régimes à deux étages, le premier constitué du panier minimum de l’ANI et le second reprenant les niveaux actuels de garanties, plus élevé. Les entreprises expriment aussi leur préoccupation quant à limpact tarifaire de la portabilité.

 



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