Complémentaire santé : l’ACS poursuit sa progression

Par - Publié le

,

,

,

Le nombre d’attestations ACS (aide à l’acquisition d’une complémentaire santé) continue de croître de manière soutenue : il n’en est par contre pas de même pour la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).

Les effets de la réforme de l’ACS semblent perdurer. Le nombre de bénéficiaires du dispositif ACS (aide à l’acquisition d’une complémentaire santé), réformé en juillet 2015, continue de progresser de manière conséquente, selon les dernières données du Fonds CMU-C.

1,49 million de personnes ont ainsi reçu une attestation ACS sur les douze derniers mois (à fin avril 2017), soit une progression de 7% par rapport à l’année dernière. Sur la base des quatre premiers mois de l’année (de janvier à avril 2017 contre la même période en 2016), cette progression est de 5,3%, note l'édition trimestrielle de la lettre Références, publiée par le Fonds CMU-C.

Bientôt 1,5 million de bénéficiaires

Si l’objectif quantitatif initial de la réforme lancée par l’ancienne ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine n’a été que partiellement atteint (1,352 million de bénéficiaires fin 2015 contre 1,4 million escompté), la croissance du nombre d’attestations ne s’est toutefois pas démentie ces derniers mois.

Le nombre de personnes couvertes par un contrat ACS s’élève désormais à 1,139 million fin avril 2017, progressant également de manière soutenue (1,116 million fin 2016), malgré une première baisse en janvier 2017 (-11 000 personnes en stock fin de mois). Le taux d’utilisation des attestations ACS évolue ainsi désormais peu, entre 76 et 78% selon les mois. La répartition des personnes selon les contrats A, B ou C n’évolue également guère.

Léger recul sur la CMU-C

Tendance différente pour la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) : fin avril 2017, le nombre de bénéficiaires s’élevait à 5,45 millions, soit une légère baisse par rapport à fin 2016 (5,49 millions). Dans le détail, cette baisse de 0,5% est essentiellement portée par le régime général (-1,1%) : il n’en est pas de même pour les autres régimes (+3,2% pour l’agricole, +5,1% pour les SLM (fonctionnaires et autres) et surtout +6,2% pour les indépendants).

Si la baisse du nombre de bénéficiaires de la CMU-C est une première au cours de ces dernières années, celle du coût du dispositif, total ou moyen, ne l’est pas. À fin avril 2017, l’ensemble des dépenses des douze derniers mois s’élevait à 1,828 milliard d’euros : si, en année complète mobile (sur douze mois), ce total progresse de 1,1%, il était toutefois de 1,84 milliard d’euros à fin 2016. Le coût moyen par bénéficiaire passe de son côté de 417 à 412€, baisse de 2% liée à la fois aux soins de ville (-1,6% à 306€ par bénéficiaire) et aux soins hospitaliers (-3,1% à 105€).



Effectuer une autre recherche

Rechercher