REAVIE 2017

Complémentaire santé : les contrats collectifs gagnent du terrain

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Tandis que les contrats collectifs montent en puissance, la généralisation de la complémentaire santé en entreprise pourrait fragiliser les organismes qui ne gèrent que des contrats individuels.

Les contrats collectifs, qui assurent la complémentaire santé des salariés d’entreprise ou de branches professionnelles, gagnent du terrain, puisqu’ils représentaient 44% des cotisations collectées en 2015 contre 40% en 2007. Il y a deux ans, un quart des organismes d’assurance géraient uniquement des contrats individuels, tant et si bien que la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés pourrait menacer leur activité. Tels sont deux des principaux enseignements d’une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees, ministère de la Santé) rendue publique mardi 21 mars.

Menace sur les mutuelles

Le quart des sociétés d’assurance et des mutuelles de livre 2 ne gèrent que des contrats individuels tandis qu’un tiers des institutions de prévoyance ne portent que des contrats collectifs, précise la Drees. Mais ce sont les mutuelles qui sont le plus menacées, car la complémentaire santé est souvent l’unique activité de celles qui ne font que de l’individuel.

Une rentabilité fragilisée

« La  généralisation, de la complémentaire santé d’entreprise pourrait aussi avoir des répercussions sur les charges de gestion des organismes d’assurances (frais d’acquisition, d’administration et de gestion des sinistres) et sur leur rentabilité, puisque ces charges sont en moyenne plus faibles en collectif qu’en individuel », écrit la Drees. Les frais d’acquisition se montent en effet à 7% en collectif contre 9% en moyenne en individuel. Si l’on y ajoute les frais de gestion, le taux de redistribution des cotisations atteint 85% pour les contrats collectifs contre 75% pour l’individuel. Toutefois, la Drees dit avoir constaté ces dernières années une hausse des frais de gestion comme d’acquisition, en individuel comme en collectif, qui « pourrait s’expliquer par une concurrence accrue sur le marché (…) ».

Le document de la Drees, qui reprend quelques-uns des principaux résultats du rapport 2016 sur « La situation financière des organismes complémentaires assurant une couverture santés  », indique encore que ces derniers sont légèrement excédentaires, comme tous les ans depuis 2009. Cet excédent, qui atteignait 121 m€ en 2015, provient toutefois essentiellement des contrats individuels, les contrats collectifs étant en moyenne déficitaires.

 


 



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