Dépassements d’honoraires : l’Unocam précise ses propositions
Mots clés : - Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam),
- Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire(UNOCAM),
- Fabrice Henry,
- Frédéric Van Roekeghem,
- Michel Chassang
Fabrice Henry, président de l'Unocam
© Hervé Thouroude
L’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam) a évoqué jeudi la possibilité d’une contribution de ses membres à une revalorisation des tarifs opposables (tarifs Sécu), lors de l’avant-dernière réunion de négociation sur les dépassements d’honoraires avec l’assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux.
« Nous avons simplement indiqué que les complémentaires santé sont prêtes à contribuer à une évolution du tarif opposable de façon à réduire le reste à charge pour les assurés sociaux », a déclaré Fabrice Henry, président de l'Unocam. En séance, l’Unocam a aussi rendu public un courrier adressé le 3 octobre à Frédéric van Roekeghem, directeur général de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam).
Donnant-donnant
Cette lettre, qui précise les positions de l’Unocam, déclare qu’« une juste revalorisation des tarifs opposables est nécessaire pour que s'opère une substitution progressive de ces dépassements d'honoraires par des tarifs opposables ». Elle souligne aussi que les « organismes complémentaires sont prêts à s’engager sur la prise charge de tarifs opposables revalorisés (…) », à la condition toutefois d’être « mis en capacité de retrouver des marges de manœuvres financière ». Une manière de dire que l’Unocam souhaite des contreparties pour éviter qu’un engagement des complémentaires n’entraine une hausse des cotisations pénalisante pour les assurés.
Suspens sur l'issue
L’Uncam a, quant à elle, distribué un texte décrivant, de manière assez précise, la procédure de sanction des dépassements abusifs et les mécanismes du contrat d’accès aux soins. Le régime obligatoire n’a cependant pas indiqué de chiffres. Du côté des syndicats médicaux, Claude Leicher, président de MG France (généralistes), a déploré que « l'assurance maladie va dépenser de l'argent pour le secteur 2 (dans le cadre du contrat d'accès aux soins) qui devrait revenir au secteur 1 », et ajouté que « la coupe est pleine pour les 75% de médecins en secteur 1 ».
Enfin, Michel Chassang, président de la CSMF, le syndicat leader chez les spécialistes, il a jugé la proposition des complémentaires « intéressante », tout en observant que cela aboutirait à « un cofinancement du secteur 1 ». De nombreux points restent donc à préciser d'ici la réunion du 17 octobre, en principe la dernière, et il reste, à ce jour, impossible de prédire l’issue de cette négociation tripartite.








