Dépassements d'honoraires : un manifeste pour la suppression du secteur privé à l'hôpital public

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Dans un appel lancé aux candidats à l’Elysée, 200 médecins des hôpitaux demandent la suppression de l’exercice privé à hôpital public. Publié mardi dans Libération, ce manifeste a été notamment signé par le professeur Axel Kahn et la pneumologue Irène Frachon qui a révélé l'affaire du Mediator. Ces médecins demandent au gouvernement « d'examiner avec les professionnels les conditions pour que soit mis fin à l'exercice privé au sein de l'hôpital public ». Cette suppression doit s’accompagner, selon eux, d'une « limitation des dépassements d'honoraires en ville » d'une « revalorisation des tarifs remboursés par la sécurité sociale » et de la « création d'une assurance publique de responsabilité civile professionnelle ».

Versement à la caisse de l'hôpital

En attendant une future loi reprenant leurs préconisations, les signataires de ce manifeste proposent que l’ensemble des honoraires issus de l’activité libérale soit « versé à la caisse de l’hôpital ou de l’université qui, après avoir prélevé une redevance, reversera la part due aux praticiens ». Une récente enquête de 60 millions de consommateurs avait, il y a trois semaines, stigmatisé les dépassements parfois exorbitants pratiqués dans le cadre de cette activité privée à l’hôpital public. Elle met en exergue des tarifs de 1 200 € pour une opération de la cataracte à Lyon (pour un tarif Sécurité sociale de 271,10 €), de 5 000 € pour une prothèse de la hanche à Paris (459,80 € pour la Sécurité sociale). Les dépassements d’honoraires des 1 864 médecins de secteur 2, autorisés à fixer librement leur tarif dans le cadre de leur activité libérale à l'hôpital public, se montent à quelques 100 M€.




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