Dépenses de santé : près de 30 Md€ de déficit en 2030

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Le trou de la Sécu n’est pas près de se combler, si l’on en croit les projections du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM). Ce dernier s’est livré à un exercice inédit de projection d’évolution des dépenses de santé à moyen et long terme – dont les résultats ont été intégrés à son rapport annuel 2013 – qui montre que le déficit va continuer de se creuser pour atteindre 14,2 Md€ en 2020, 28,8 Md€ en 2030, 41,3 Md€ en 2040 et 48,6 Md€ en 2060. Ces chiffres sont ceux d’un scénario de référence selon lequel les dépenses totales de santé dans le champ du HCAAM passent de 10,3% du PIB en 2011 à 13,1% en 2060, du fait d’une croissance annuelle de 3% jusqu’en 2024, s’infléchissant ensuite jusqu’en 2040 (+2,4%) puis 2060 (+1,8%). Mais les recettes publiques ne suivent pas, restant à 8% du PIB, de 2013 à 2060.

Passage à l'acte

Face à cette tendance délétère pour la soutenabilité du système, le HCAAM réaffirme que «l’accroissement du déficit public ne saurait être une réponse pertinente». Il écarte aussi le levier d’une augmentation des prélèvements obligatoires, pour préconiser «une maîtrise énergique et permanente des dépenses de santé». Il s’agit effectivement d’une démarche permanente, car le HCAAM souligne que, quand bien même l’équilibre serait atteint en 2020, le déficit serait reconstitué en 2030. Dans leur avis, les experts du HCAAM rappellent que l’on sait ce qu’il faut faire, mais qu’il s’agit maintenant de passer à l’acte. Parmi les pistes de l’efficience figurent la meilleure organisation de la médecine de premier recours, l’articulation entre les soins de ville et l’hôpital ou encore la définition pertinente du panier de soins et le respect de son bon usage.

 

 



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